Nucléaire iranien : L’Iran et trois puissances européennes relancent les négociations à Istanbul
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Après plusieurs mois de gel diplomatique, l’Iran s’apprête à renouer le dialogue avec trois signataires européens de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. À l’invitation de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne, une nouvelle session de négociations se tiendra à Istanbul, en Türkiye, sous l’égide des vice-ministres des Affaires étrangères des pays concernés.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé ce lundi la participation de la République islamique à cette rencontre prévue le 25 juillet. Selon le porte-parole Esmaeil Baghaei, cette relance des pourparlers intervient à la demande des Européens, dans le but de désamorcer les tensions persistantes autour du Plan d’action global commun (PAGC), mis à mal depuis le retrait unilatéral des États-Unis en 2018.
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Une délégation iranienne de haut niveau
Téhéran sera représenté par deux diplomates chevronnés : Majid Takht-Ravanchi, ancien ambassadeur auprès des Nations unies, et Kazem Gharibabadi, ancien représentant auprès de l’AIEA. Leur mission : défendre les intérêts nucléaires de l’Iran tout en explorant les marges de manœuvre diplomatiques susceptibles de sauver l’accord.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des crispations régionales croissantes et des incertitudes quant à la position de Washington, en pleine campagne présidentielle. Les Européens, quant à eux, espèrent obtenir des garanties minimales de la part de Téhéran, notamment sur l’enrichissement d’uranium et la coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Vers une reconduction ou une refonte du PAGC ?
Si les ambitions de cette session restent mesurées, elle pourrait ouvrir la voie à une renégociation partielle du PAGC. Certains analystes évoquent une « relance pragmatique » axée sur des engagements réciproques et graduels, à défaut d’un grand compromis global.
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Cette reprise des négociations marque un tournant dans un dossier stratégique pour la stabilité du Moyen-Orient. Reste à savoir si cette initiative européenne suffira à recréer la confiance entre les parties et à éviter une nouvelle escalade.
Par imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com













