Nucléaire iranien : Paris, Berlin et Londres pressent Téhéran de coopérer avec l’AIEA après l’escalade militaire
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Par imam chroniqueur Babacar Diop
La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont lancé un appel conjoint à l’Iran pour une reprise immédiate et sans condition de sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Dans un communiqué diffusé lundi matin par le ministère français des Affaires étrangères, les trois capitales européennes expriment leur « soutien total » à l’AIEA et à son directeur général, Rafael Grossi, tout en condamnant fermement les récentes menaces iraniennes à son encontre.
Cet appel survient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, marqué par une flambée de violence entre Israël et l’Iran à la mi-juin. Après des frappes israéliennes ciblant des sites stratégiques iraniens, notamment militaires et nucléaires, et des représailles de Téhéran par missiles et drones, un cessez-le-feu parrainé par Washington a été instauré le 24 juin. Toutefois, l’onde de choc diplomatique persiste.
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Au cœur des inquiétudes internationales : la décision du Parlement iranien, prise le 25 juin, de suspendre la coopération avec l’AIEA. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré dans la foulée que son pays refusait désormais toute installation de caméras de surveillance dans ses sites nucléaires et interdisait l’accès du territoire à M. Grossi.
Les chancelleries européennes s’inquiètent de cette posture qui, selon elles, compromet gravement les efforts de transparence dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). « Il est crucial que l’Iran respecte ses engagements juridiques internationaux et garantisse la sécurité du personnel de l’AIEA », précise le communiqué.
Dans une déclaration relayée par l’agence Anadolu, Paris, Berlin et Londres soulignent également que cette situation requiert une réponse diplomatique ferme afin d’éviter toute nouvelle escalade. L’Union européenne, de son côté, a exprimé des préoccupations similaires, insistant sur l’urgence de restaurer la confiance autour du programme nucléaire iranien.
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Les regards restent désormais tournés vers Vienne, siège de l’AIEA, alors que les discussions sur l’avenir de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien (JCPOA) peinent à reprendre. Pour les observateurs, l’évolution de la coopération entre l’Iran et l’Agence onusienne constituera un baromètre essentiel de la stabilité régionale dans les prochaines semaines.













