Nucléaire : L’Iran ouvre la porte à l’AIEA, mais verrouille ses sites sensibles
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L’Iran a consenti à accueillir une mission technique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans les prochaines semaines, a annoncé ce mercredi Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères. Toutefois, les experts onusiens ne seront pas autorisés à visiter les installations nucléaires du pays, a précisé le diplomate, cité par l’agence de presse iranienne Mehr.
« L’Iran a accepté la venue de l’équipe technique de l’AIEA à Téhéran […], mais ils ne visiteront pas les installations nucléaires iraniennes », a-t-il souligné, soulignant que la visite portera uniquement sur le cadre de coopération général entre les deux parties.
Une coopération limitée dans un climat tendu
Cette annonce intervient dans un climat diplomatique marqué par des tensions persistantes autour du programme nucléaire iranien. En juillet, des discussions ont été engagées à Istanbul entre Téhéran et trois puissances européennes — la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni — dans le but de relancer le dialogue sur les engagements nucléaires de l’Iran.
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Quelques jours avant cette déclaration, le président russe Vladimir Poutine avait reçu un conseiller du guide suprême iranien pour discuter de la situation nucléaire et des enjeux régionaux au Moyen-Orient. Ce ballet diplomatique illustre la complexité du dossier iranien et les divergences persistantes sur les modalités de contrôle du programme.
Pressions occidentales et engagement iranien au TNP
Face à cette ouverture partielle, les pays européens exhortent Téhéran à faire preuve de plus de transparence. Paris, Berlin et Londres ont appelé à une pleine coopération avec l’AIEA, notamment en matière d’accès aux sites et de surveillance par caméras — ce à quoi l’Iran continue de s’opposer.
Malgré ces frictions, les autorités iraniennes réitèrent leur attachement au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), tout en rejetant toute mesure jugée attentatoire à leur souveraineté.
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Le bras de fer entre l’AIEA et Téhéran semble donc loin d’être résolu, entre gestes d’ouverture diplomatique et restrictions persistantes sur le terrain.
Imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com













