« On nous a volé l’avenir » : le roman qui hurle la détresse de la jeunesse africaine
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Chômage, injustice, corruption : dans On nous a volé l’avenir, Frédéric H. Tossoukpè donne voix à une génération sacrifiée. Ce récit, à mi-chemin entre la fiction et le plaidoyer social, est un appel urgent à la prise de conscience collective.
Un cri contre l’exclusion
Dans son roman, Tossoukpè met en scène la jeunesse béninoise, miroir de la jeunesse africaine. Formée, mais rejetée par le marché du travail, elle affronte chômage, favoritisme et promesses brisées. L’écriture, simple et tranchante, refuse toute complaisance.
Le poids des injustices
Les dialogues et monologues des personnages dévoilent une amertume profonde, mais aussi un espoir fragile. Le texte pose une question centrale : quel avenir pour les jeunes si les structures politiques et sociales restent sourdes à leurs aspirations ?
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Des voix africaines engagées
Pour l’anthropologue mozambicaine Alcinda Honwana, la jeunesse vit dans un état de waithood, cette « attente » précaire entre enfance et vie adulte, mais aussi porteuse de changements sociaux.
L’entrepreneur ghanéen Fred Swaniker estime que « les jeunes africains doivent construire leur confiance pour occuper la place qui leur revient ».
L’expert kényan Alex Matere prévient : « L’avenir appartient à l’Afrique, mais seulement si elle s’y prépare aujourd’hui. »
Pour le professeur Kingsley Moghalu, les choix politiques actuels détermineront si la jeunesse sera une force ou une menace d’ici 2040-2050.
Enfin, Dr Carlos Lopes insiste : « La jeunesse africaine est le moteur le plus important de la transformation structurelle du continent. »
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Le regard de l’Imam Babacar Diop
L’imam et chroniqueur Babacar Diop livre une lecture engagée du roman :
« Ce livre est un miroir tendu à nos sociétés. Il nous oblige à regarder en face la réalité de nos jeunes, leurs espoirs déçus et leurs luttes quotidiennes. Frédéric H. Tossoukpè nous rappelle que l’avenir de l’Afrique ne se construira pas sans une prise de conscience collective. »
Une tradition littéraire de combat
Dans la lignée de Yambo Ouologuem (Le Devoir de violence) et Ahmadou Kourouma (Les Soleils des indépendances), Tossoukpè s’inscrit dans la tradition des écrivains qui mettent la littérature au service de la vérité sociale.
Un appel à l’action
On nous a volé l’avenir n’est pas qu’un roman. C’est un plaidoyer, un signal d’alarme et un cri de ralliement. En érigeant la jeunesse comme moteur d’un avenir réinventé, l’ouvrage invite à rompre le silence et à bâtir un continent où espoir et dignité ne sont plus volés.
Imam chroniqueur Babacar Diop













