ONU : Une relance fragile de la solution à deux États, mais sans le Hamas
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L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, ce vendredi 12 septembre 2025, la « déclaration de New York », un texte visant à remettre au cœur des discussions la solution à deux États dans le conflit israélo-palestinien. Soutenue par 142 pays, contre 10 voix opposées (dont celles des États-Unis et d’Israël) et 12 abstentions, cette déclaration marque une étape symbolique, mais controversée, puisqu’elle exclut explicitement le Hamas du processus.
Le document appelle le mouvement palestinien à cesser toute autorité sur la bande de Gaza et à remettre ses armes à l’Autorité palestinienne, sous supervision internationale. L’objectif affiché est de créer les conditions d’un État palestinien souverain et indépendant, capable de coexister aux côtés d’Israël.
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Cette initiative intervient alors que la situation humanitaire reste dramatique dans la bande de Gaza, où plus de 64 000 Palestiniens ont péri depuis octobre 2023, selon les dernières estimations. De nombreux observateurs soulignent que la reconstruction et la réconciliation ne pourront se faire sans une véritable inclusion de toutes les parties concernées.
Israël, de son côté, reproche à l’ONU de ne pas avoir réagi avec fermeté aux attaques menées par le Hamas sur son territoire, en particulier celles du 7 octobre 2023. La fracture politique demeure donc profonde, et la « déclaration de New York », bien qu’ambitieuse, risque de se heurter aux réalités du terrain et aux divisions persistantes entre acteurs régionaux et internationaux.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













