Ouganda – Allégations d’écoutes téléphoniques : une ancienne députée menace d’attaquer le président Museveni et MTN Uganda

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Ouganda – Allégations d’écoutes téléphoniques : une ancienne députée menace d’attaquer le président Museveni et MTN Uganda

Par Dunia News | Rédaction Afrique de l’Est – 19 octobre 2025

Une nouvelle affaire politico-judiciaire secoue Kampala.
L’ancienne députée de Lira, Cecilia Atim Ogwal, a annoncé son intention de poursuivre en justice le président Yoweri Museveni et la société de télécommunication MTN Uganda, les accusant d’avoir intercepté ses communications téléphoniques il y a plusieurs années.

Des accusations graves contre le pouvoir et un opérateur privé

Selon Mme Ogwal, ces écoutes illégales remonteraient à une période où elle menait des activités parlementaires sensibles.
Elle affirme que le président lui-même aurait reconnu publiquement avoir eu connaissance du contenu de ses conversations privées, ce qui, selon elle, constitue une violation flagrante de ses droits fondamentaux à la vie privée et à la liberté d’expression.

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« Aucun citoyen, quel que soit son rang, ne devrait être espionné sans mandat légal. Ce que j’ai vécu est une atteinte à la dignité et à la Constitution », a-t-elle déclaré à la presse locale.

Un débat récurrent sur la surveillance et la vie privée

Cette affaire relance le débat national sur les pratiques de surveillance électronique en Ouganda, un pays souvent critiqué pour la surveillance accrue des opposants politiques et des journalistes.
Des organisations de défense des droits humains appellent à plus de transparence dans les opérations de sécurité et à la révision du cadre légal régissant les écoutes et interceptions de communication.

MTN Uganda, de son côté, n’a pas encore réagi officiellement, mais des sources internes évoquent une collaboration contrainte avec les autorités lors d’enquêtes dites “sensibles à la sécurité nationale”.

Vers une bataille judiciaire symbolique

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Si la plainte de Cecilia Atim Ogwal est effectivement déposée, elle pourrait ouvrir un précédent historique en matière de protection de la vie privée et de responsabilité de l’État.
Plusieurs observateurs estiment que ce dossier pourrait raviver les tensions entre le pouvoir et les figures politiques de l’opposition, à l’approche des futures échéances électorales.

Rédaction : Tossoukpe Frédéric Herman

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