Ouganda : scènes de liesse à Kampala après la reconduction de Yoweri Museveni
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Des milliers de partisans du président ougandais Yoweri Museveni sont descendus dans les rues de Kampala pour célébrer sa réélection à la tête du pays. Vêtus majoritairement de jaune, couleur du parti au pouvoir, ils ont chanté, dansé et brandi des drapeaux nationaux, exprimant leur satisfaction après l’annonce des résultats du scrutin.
Ces manifestations de joie sont intervenues quelques heures seulement après le rétablissement partiel de l’accès à Internet, suspendu durant quatre jours par les autorités.
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Le gouvernement avait justifié cette mesure exceptionnelle par la nécessité de limiter la propagation de fausses informations et de prévenir d’éventuelles violences pendant le processus électoral.
Parmi les soutiens du chef de l’État, Jane Atuku, travailleuse humanitaire de 26 ans, estime que le président Museveni a joué un rôle déterminant dans l’amélioration de l’accès à l’éducation. « J’ai pu aller à l’école et bénéficier de l’enseignement universel gratuit, de l’école primaire jusqu’à l’université », explique-t-elle, voyant dans cette politique une opportunité offerte à toute une génération de jeunes Ougandais.
Annet Muigyaala, chef cuisinière de 38 ans, met pour sa part l’accent sur la stabilité du pays. « Depuis ma naissance, je n’ai jamais connu la guerre en Ouganda. Le président Museveni a instauré la paix, favorisé le développement du logement et permis aux femmes d’exercer librement une activité professionnelle », affirme-t-elle, soulignant les trente-cinq années de gouvernance du président.
Toutefois, cette atmosphère festive n’a pas été uniforme sur l’ensemble du territoire. Selon des journalistes de l’AFP, de petites manifestations de contestation ont éclaté dans certains quartiers de la capitale et ont été rapidement dispersées par les forces de l’ordre. Le scrutin a également été marqué par une faible participation électorale et un important déploiement sécuritaire, les autorités cherchant à éviter des troubles similaires à ceux observés récemment dans d’autres pays de la région.
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De son côté, George Nyombi Thembo, directeur exécutif de la Commission ougandaise des communications, a indiqué que les restrictions imposées aux réseaux sociaux demeurent temporaires. Elles visent, selon lui, à préserver l’ordre public et à réduire les risques de désinformation et de violences postélectorales.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













