Paris relance sa diplomatie au Proche-Orient : Macron et Mahmoud Abbas cherchent à solidifier le cessez-le-feu à Gaza
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Sous les dorures sobres de l’Élysée, Emmanuel Macron a accueilli ce mardi Mahmoud Abbas pour une réunion placée sous le signe de l’urgence diplomatique. C’est la première visite officielle du président palestinien en France depuis que Paris a reconnu, le 22 septembre 2025, l’État de Palestine à l’Assemblée générale des Nations unies.
D’après l’agence Anadolu, les deux dirigeants ont plongé au cœur du dossier le plus sensible du moment : la « pleine application » du cessez-le-feu à Gaza et les discussions sur le futur mode d’administration de l’enclave. Une rencontre tenue le jour même du 107e anniversaire de l’Armistice, dans un climat chargé de symboles. Aucune communication officielle n’avait encore été publiée par la présidence française en fin de journée.
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L’Élysée maintient une ligne constante depuis sa reconnaissance de l’État de Palestine : pousser, envers et contre vents géopolitiques, une solution à deux États. Paris répète également sa condition principale à l’ouverture d’une ambassade en Palestine : la restitution des corps des prisonniers israéliens retenus depuis les attaques du 7 octobre 2023.
Autre cheval de bataille français : garantir aux journalistes internationaux un accès réel et sécurisé à la bande de Gaza, afin que la lumière ne dépende plus des récits filtrés par les belligérants.
Cette escale en France s’inscrit dans la tournée diplomatique plus large de Mahmoud Abbas. Avant Paris, il s’était entretenu à Rome avec la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, et le président Sergio Mattarella, autour des mécanismes de consolidation du cessez-le-feu et de la reconstruction de Gaza.
Sur ce dernier point, une conférence internationale dédiée à la reconstruction est prévue fin novembre. Paris a déjà laissé entendre qu’elle soutiendrait toute initiative, à condition qu’elle soit « durable, inclusive et conforme au droit international humanitaire ».
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Une danse diplomatique qui se joue sur un fil tendu, mais dont chaque pas semble, pour l’instant, tracer la silhouette d’un futur encore fragile, mais disputé avec énergie par les capitales européennes.
Imam chroniqueur
Babacar Diop

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