PLAIDOYER POUR LA PRISE EN CHARGE DES PRÉOCCUPATIONS DES PROFESSEURS CONTRACTUELS DU MOYEN SECONDAIRE

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PLAIDOYER POUR LA PRISE EN CHARGE DES PRÉOCCUPATIONS DES PROFESSEURS CONTRACTUELS DU MOYEN SECONDAIRE

À l’attention de Monsieur le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public

Introduction

Monsieur le Ministre,
Ce plaidoyer émane des professeurs contractuels du moyen secondaire, ayant servi l’État du Sénégal depuis plus de dix ans dans le cadre de la contractualisation. Nous demandons une reconnaissance équitable et un traitement juste de notre statut.

Le Saint Coran nous rappelle que :

« Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches… et Il interdit la turpitude, l’injustice et la rébellion. »
(Coran, Sourate An-Nahl, 16:90).

Ainsi, rendre justice aux enseignants contractuels est non seulement un devoir administratif, mais aussi une exigence morale et spirituelle.

  1. Reconnaissance statutaire et administrative des Professeurs Contractuels

La mise en œuvre effective de la nouvelle catégorisation des Professeurs Contractuels (PC) est un acte de justice.

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Le Prophète Muhammad ﷺ a dit :

« Celui qui ne remercie pas les gens n’a pas remercié Allah. »
(Sunan Abû Dâwûd, n°4811 ; authentifié par al-Albânî).

Reconnaître les PC, c’est donc reconnaître leur dévouement à la nation.

Le philosophe Aristote rappelait :

« La justice est la vertu qui résume toutes les autres. »
(Éthique à Nicomaque, Livre V).

  1. Régularisation des dossiers administratifs

De nombreux PC souffrent d’irrégularités administratives, sans responsabilité de leur part. Ces situations doivent être corrigées avec bienveillance.

Cheikh Ahmadou Bamba, dans son œuvre spirituelle, affirmait :

« La justice est un rempart : lorsqu’elle s’écroule, c’est la société entière qui chancelle. »
(Massālik al-Jinān, édition IFAN, p. 127).

Ainsi, régulariser ces dossiers, c’est consolider la paix sociale et restaurer la confiance.

  1. Titularisation des professeurs diplômés et expérimentés

La titularisation des PC diplômés et expérimentés est une mesure d’équité qui stabiliserait les effectifs et valoriserait l’effort de formation continue.

Ibn Taymiyya (1263-1328) écrivait :

« Allah maintient un État juste même s’il est mécréant, et Il ne maintient pas un État injuste même s’il est croyant. »
(Al-Siyāsa al-Shar‘iyya, p. 35, éd. Dâr al-Kutub al-‘Ilmiyya*).

De son côté, l’historien et homme politique sénégalais Abdoulaye Bathily souligne :

« La stabilité d’un système éducatif repose sur la sécurisation des carrières de ceux qui y consacrent leur vie. »
(L’Afrique dans le monde, Paris, Maisonneuve & Larose, 2010, p. 212).

  1. Harmonisation des références administratives

Plusieurs dossiers continuent de mentionner l’ancienne appellation ministérielle, ce qui crée des incohérences juridiques.

Le Coran insiste :

« Ô vous qui avez cru ! Soyez stricts dans l’équité, témoins pour Allah, même contre vous-mêmes, vos parents ou vos proches… »
(Coran, Sourate An-Nisâ’, 4:135).

La rigueur et la cohérence administrative sont donc une obligation légale et éthique.

  1. Intégration des Professeurs Contractuels aux CAP

L’intégration des PC dans les Commissions Administratives Paritaires (CAP) est une exigence démocratique et de transparence.

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Cheikh El Hadji Malick Sy affirmait :

« L’injustice faite à un seul est une menace faite à toute la communauté. »
(Khilaçu ez-Zahab, Dakar, éd. Majalis, p. 98).

Le philosophe John Rawls, pour sa part, rappelle que :

« La justice comme équité suppose que chacun ait une place égale dans la discussion sur ce qui le concerne. »
(A Theory of Justice, Harvard University Press, 1971, p. 54).

Conclusion

Monsieur le Ministre,
Les Professeurs Contractuels du Moyen Secondaire demandent :

Une reconnaissance statutaire effective,

La régularisation de leurs dossiers,

L’accélération de leur titularisation,

L’harmonisation administrative,

Leur intégration aux CAP.

Comme le disait Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh :

« On ne bâtit pas une nation sur l’injustice, mais sur la reconnaissance et la solidarité. »
(Propos recueillis dans Le Soleil, édition du 5 mars 1986).

Ce plaidoyer se fonde sur la justice, la reconnaissance et l’équité, valeurs cardinales de notre République. L’avenir de l’école sénégalaise repose sur la considération de ceux qui portent la craie au quotidien, dans un engagement silencieux mais vital.

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Imam chroniqueur
Babacar Diop

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