Pluies précoces à Goudomp : Les familles déplacées menacées par l’effondrement de leurs nouveaux abris

Votre Pub ici !

Partager cet article
Pluies précoces à Goudomp : Les familles déplacées menacées par l'effondrement de leurs nouveaux abris

Dans le village de Singhere Baïnouck, situé dans la commune de Kaour, département de Goudomp, les premières pluies de l’hivernage ont bouleversé l’espoir d’un nouveau départ pour plusieurs familles récemment réinstallées. Ces familles, longtemps déplacées en raison de divers conflits ou crises, avaient entamé un processus de réinsertion, soutenu par la construction de logements modestes. Cependant, la précocité des averses a mis à nu la fragilité de ces habitations, en grande partie encore inachevées.

Les toitures sommaires, souvent faites de matériaux précaires comme des feuilles de rônier ou quelques tôles en zinc, n’ont pas résisté aux premières pluies. Certaines familles, fraîchement revenues dans la localité, se sont retrouvées à dormir à la belle étoile, faute d’abris viables. Le sol gorgé d’eau a inondé certaines constructions à peine achevées, tandis que d’autres menacent déjà de s’effondrer sous le poids de la pluie.

Youba Sonko, représentant des familles concernées, s’est exprimé au nom de ses pairs : « Nous avons attendu ce retour avec espoir, mais les pluies nous ont surpris. Nos maisons ne sont pas prêtes, et nous vivons dans une insécurité totale. Nos enfants dorment dehors, et nous manquons de tout. » Il lance un appel pressant aux autorités locales, à la diaspora sénégalaise ainsi qu’aux bonnes volontés pour qu’un soutien matériel d’urgence leur soit apporté.

À lire aussi : Ukraine, Syrie, Gaza : Hakan Fidan et Marco Rubio intensifient les discussions diplomatiques

Pour le moment, ce sont les habitants du village hôte qui tentent de pallier l’urgence. En solidarité, ils offrent des matériaux de fortune : feuilles de rônier, quelques tôles, ou encore repas partagés. Une générosité précieuse mais insuffisante face à l’ampleur des besoins.

Cette situation met en lumière un enjeu crucial de la politique de réinsertion : l’anticipation des saisons et la durabilité des infrastructures de base. Revenir en pleine période d’hivernage, sans logements achevés ni assistance logistique suffisante, représente un risque non seulement pour la santé des populations, mais aussi pour la réussite même du processus de réinstallation.

L’urgence est désormais de coordonner une réponse rapide et adaptée pour éviter que ce retour, censé symboliser un nouveau départ, ne se transforme en catastrophe humanitaire. La mobilisation d’acteurs étatiques, humanitaires et communautaires est attendue dans les plus brefs délais.

Imam chroniqueur Babacar Diop

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci