Pour une cyber-résilience nationale face aux menaces APT : investir dans le « Bouclier Numérique Sénégal »
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Par imam chroniqueur Babacar Diop,
Le Sénégal se retrouve au cœur d’une guerre invisible mais déterminante : la guerre des données. Les cyberattaques survenues il y a environ trois ans contre la Direction Générale des Impôts et Domaines (DGID) et le site officiel de la Présidence ne sont pas de simples incidents isolés. Comme le souligne Tariq Ramadan, spécialiste de la sécurité numérique, « la vulnérabilité des systèmes étatiques face aux APT traduit une faiblesse structurelle qui peut avoir des conséquences stratégiques majeures » (Ramadan, Cyber-Sécurité et Gouvernance, 2023, p. 112).
Ces attaques, orchestrées par des groupes APT (Advanced Persistent Threat), ont pour objectif d’accéder aux informations stratégiques, compromettant ainsi la souveraineté numérique du pays. Khaled Abou El Fadl note que « la maîtrise de l’information est désormais un facteur de puissance au même titre que la maîtrise militaire » (Abou El Fadl, L’Ère Numérique et le Pouvoir, 2022, p. 89).
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Face à cette réalité, il est impératif pour le Sénégal de passer de la posture défensive à celle d’acteur souverain sur le terrain numérique.
Trois axes stratégiques pour le « Bouclier Numérique Sénégal »
- Réaction immédiate : maîtriser la crise actuelle
La première étape consiste à renforcer les dispositifs de détection et de réponse aux attaques, en vue de limiter les dégâts et de restaurer la confiance dans les systèmes publics. Selon Babacar Kane, expert en cybersécurité, « une réponse rapide et coordonnée face aux attaques APT est essentielle pour éviter l’effet domino sur d’autres institutions publiques » (Le Soleil, 2025).
- Renforcement décisif : sécuriser l’appareil d’État
La protection des infrastructures critiques et des données gouvernementales doit devenir une priorité nationale. Elle implique des mesures de défense renforcées et une coopération interinstitutionnelle accrue. Serigne Cheikh Tidiane Sy, spécialiste en gouvernance numérique au Sénégal, affirme que « la cyberdéfense n’est plus un choix, mais une obligation pour garantir la stabilité de l’État et la confiance des citoyens » (Sy, Cybersécurité et État de Droit, 2024, p. 74).
- Vision à long terme : investir dans la souveraineté technologique
Au-delà de la protection, le Sénégal doit développer ses propres solutions en cybersécurité et en intelligence artificielle, réduisant sa dépendance aux technologies étrangères. Comme je le souligne dans mes chroniques, « l’avenir numérique du Sénégal dépend de notre capacité à produire et sécuriser nos technologies, et non à les importer » (imam chroniqueur Babacar Diop).
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En investissant résolument dans la cybersécurité et les technologies stratégiques, le Sénégal peut bâtir une véritable forteresse numérique et devenir un leader africain de l’innovation publique sécurisée. Serigne Abdou Karim Mbaye ajoute que « la résilience cybernétique doit être intégrée au même niveau que la défense territoriale et la sécurité économique » (Mbaye, Stratégies Nationales de Cyberrésilience, 2023, p. 101).
Les attaques contre la DGID et la Présidence doivent être perçues comme un signal d’alerte : le pays est à un carrefour stratégique. Il peut continuer à subir la guerre des données ou choisir d’y participer activement, en acteur souverain.
Conclusion
Le « Bouclier Numérique Sénégal » se doit de devenir un pilier central de notre souveraineté nationale. Entre défense immédiate, sécurisation renforcée et investissement dans l’innovation technologique, le Sénégal a l’opportunité de se positionner comme un modèle africain de cyberrésilience. Comme je l’écris dans mes chroniques, « qui contrôle son cyberespace, contrôle son destin » imam chroniqueut Babacar Diop
Imam chroniqueur
Babacar Diop













