Poutine au sommet des BRICS : « La mondialisation libérale touche à sa fin »
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Par imam chroniqueur Babacar Diop
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé, lors de son intervention par visioconférence au 17e sommet des BRICS, que la mondialisation libérale vit ses derniers instants. Il a plaidé pour un recentrage du commerce mondial vers les marchés émergents, insistant sur le rôle croissant des pays membres du bloc dans la transformation de l’ordre économique mondial.« Le système unipolaire des relations internationales est en train d’être remplacé par un monde multipolaire plus juste », a-t-il déclaré, saluant la montée en puissance des BRICS dans les domaines du commerce, de la finance et de la technologie.
Poutine a également encouragé l’utilisation accrue des monnaies nationales dans les échanges entre les pays membres, estimant que cette dynamique « déclenche une puissante vague de croissance » dans les économies du Sud global.
Un poids économique devenu incontournable
Le chef du Kremlin a rappelé que les BRICS — Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud — représentent désormais près de 40 % de l’économie mondiale, la moitié de la population planétaire et un tiers de la superficie terrestre. Selon les chiffres 2025 du FMI cités par Poutine, le PIB cumulé du groupe, en parité de pouvoir d’achat, atteint les 77 000 milliards de dollars, dépassant largement celui du G7.
Le sommet, qui s’est ouvert ce dimanche à Rio de Janeiro pour deux jours, s’inscrit dans un contexte d’élargissement du bloc.
De nouveaux membres — l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, les Émirats arabes unis et l’Indonésie — y participent pour la première fois en tant que membres à part entière.
Une participation sous contraintes judiciaires
Le président russe n’a pas fait le déplacement en personne, préférant intervenir à distance en raison du mandat d’arrêt émis contre lui par la Cour pénale internationale (CPI) en mars 2023. C’est le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov qui mène la délégation russe sur place, conformément à une annonce faite fin juin par le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov.
Vers une reconfiguration géopolitique
La déclaration de Poutine s’inscrit dans une stratégie russe plus large visant à réduire l’influence des puissances occidentales et à renforcer les alliances économiques alternatives.
Pour de nombreux analystes, ce sommet marque une nouvelle étape dans la construction d’un ordre mondial multipolaire où les pays du Sud revendiquent une voix plus forte.













