Préserver les mers : le Sénégal instaure une trêve biologique pour la pêche industrielle jusqu’au 31 octobre
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Dans un souci de durabilité et de préservation des ressources marines, le Ministère des Pêches et de l’Économie maritime du Sénégal a instauré, par arrêté, une période de repos biologique s’étendant du 1er au 31 octobre de chaque année. Cette suspension temporaire concerne les chalutiers de pêche démersale et pélagique côtière, dans le but de permettre la régénération des écosystèmes halieutiques, essentiels à la sécurité alimentaire et à l’économie du pays.
Durant cette période, toute activité de pêche industrielle ou connexe est formellement interdite, sauf dérogation spéciale délivrée par le ministre chargé des Pêches pour les navires titulaires d’une licence valide dans un autre État. Les contrevenants s’exposent à des sanctions lourdes, incluant le retrait ou le refus de renouvellement de leur licence.
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L’arrêté précise également que la zone commune entre le Sénégal et la Guinée-Bissau n’est pas concernée par cette suspension. Toutefois, tout navire y opérant devra embarquer un observateur à bord, afin d’assurer le respect strict des normes de pêche responsable.
Ce nouveau texte abroge l’arrêté de 2006, qui régissait jusqu’ici les périodes de repos biologique pour la pêche industrielle. En procédant à cette actualisation, les autorités sénégalaises réaffirment leur engagement en faveur d’une gestion durable des ressources halieutiques, à un moment où la surexploitation menace gravement la biodiversité marine.
Selon le biologiste marin Dr. Abdoulaye Diène, chercheur à l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), « le repos biologique n’est pas une contrainte, mais un investissement écologique à long terme : il garantit la reproduction des espèces et la pérennité des emplois liés à la pêche » (Les ressources marines du Sénégal : enjeux et perspectives, ISRA Éditions, 2023, p. 114).
De son côté, Imam Babacar Diop, chroniqueur et défenseur de l’éthique environnementale, souligne que cette mesure s’inscrit dans une logique spirituelle :
« Préserver la mer, c’est honorer le dépôt divin confié à l’homme. Le Prophète ﷺ nous enseigne que celui qui plante un arbre ou épargne une créature pour le bien commun, Allah le récompense. »
(Hadith rapporté par Al-Bukhari, Kitab al-Kharaj).
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À travers cette trêve biologique, le Sénégal envoie un signal fort : protéger aujourd’hui pour mieux pêcher demain. Un équilibre entre développement économique et sauvegarde écologique, dans l’esprit d’une gouvernance maritime responsable.
— Par Imam chroniqueur Babacar Diop













