PRÉSIDENTIELLE 2025 AU CAMEROUN : LE SDF RETIRE SON RECOURS DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL
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Un tournant majeur vient de s’opérer dans le paysage post-électoral camerounais.
Le Social Democratic Front (SDF), par la voix de son candidat Hon. Joshua NAMBANGI OSIH, a officiellement retiré son recours en annulation partielle de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, initialement déposé le 15 octobre et enregistré sous le N°230 au Conseil constitutionnel.
La lettre, datée du 18 octobre 2025 et adressée au Président du Conseil constitutionnel, marque un geste politique fort dans un contexte de tension et de contestation du scrutin.
Un retrait qui change la dynamique post-électorale
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Dans ce courrier officiel, le candidat du SDF précise que ce retrait concerne l’ensemble des éléments contenus dans le recours initial, notamment :
• L’exclusion illégale des représentants du SDF dans plusieurs bureaux de vote ;
• Le non-remplacement de ses représentants dans treize bureaux du Littoral et du Centre ;
• Des irrégularités observées à l’étranger ;
• Les dysfonctionnements constatés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où l’insécurité a gravement perturbé le vote ;
• Les soupçons de fraude électorale dans certaines localités stratégiques.
Ce retrait met fin à une procédure qui aurait pu raviver les tensions entre la majorité présidentielle et l’opposition. Le candidat Joshua Osih a précisé dans sa correspondance qu’il en assumait pleinement la responsabilité et qu’il en informait officiellement le Conseil constitutionnel.
Entre réalisme politique et message d’apaisement
L’acte du SDF est perçu par de nombreux observateurs comme un signal d’apaisement dans un contexte où les tensions post-électorales restent vives.
Selon des sources proches du parti, cette décision ne traduit pas un désaveu des préoccupations soulevées dans le recours, mais plutôt une volonté d’éviter l’escalade et de privilégier la stabilité nationale.
Pour d’autres analystes, ce retrait pourrait également être le signe d’une recomposition stratégique de l’opposition camerounaise, à l’heure où le pays cherche à préserver sa cohésion institutionnelle après un scrutin contesté.
Le Conseil constitutionnel face à une équation sensible
Ce retrait ne décharge pas pour autant le Conseil constitutionnel de sa responsabilité : il doit encore trancher d’autres recours déposés par différents acteurs politiques.
Mais le désistement du SDF, principal parti d’opposition historique, pourrait désamorcer une partie de la pression sur la juridiction, tout en ouvrant un nouveau chapitre dans le débat sur la transparence électorale au Cameroun.
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Une page qui se tourne
Avec cette décision, Joshua Osih réaffirme son attachement à la légalité républicaine, tout en envoyant un message de maturité démocratique.
Le SDF, formation créée par le défunt Ni John Fru Ndi, demeure un acteur clé du jeu politique camerounais. Ce retrait n’efface pas les interrogations sur le déroulement du scrutin, mais il recentre le débat sur les réformes électorales à venir.
La scène politique camerounaise retient son souffle : entre volonté d’apaisement et attente de transparence, ce geste du SDF pourrait bien redéfinir le ton du dialogue politique national dans les jours à venir.
Rédaction : Tossoukpe Frédéric Herman
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