Présidentielle 2025 : le Cameroun entre dans le temps électoral

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Présidentielle 2025 : le Cameroun entre dans le temps électoral

Le président Paul Biya a convoqué les électeurs pour le dimanche 12 octobre 2025. Ce rendez-vous attendu marque l’ouverture officielle du processus électoral, dans un pays où la politique demeure un sujet de grande attention, mais aussi de prudence.

Par décret signé le 10 juillet, le chef de l’État camerounais a fixé la date de la prochaine élection présidentielle au 12 octobre 2025. La publication de ce texte ouvre une séquence institutionnelle importante, dans le respect des dispositions prévues par la Constitution.

La convocation du corps électoral constitue une étape fondamentale du cycle démocratique. Elle engage les institutions nationales, les partis politiques et l’ensemble des citoyens appelés à exprimer leur choix. À ce jour, les paramètres techniques sont en place : selon Elections Cameroon (ELECAM), 7 845 662 électeurs sont inscrits sur les listes provisoires. Les opérations de révision du fichier se sont clôturées conformément au calendrier légal.

Toutefois, la participation effective dépendra de multiples facteurs, notamment l’accessibilité des bureaux de vote, la confiance dans le processus, et le climat général de sérénité.

Dans l’opinion, l’attention se porte désormais sur les candidatures à venir. Le président sortant, Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, n’a pas encore indiqué s’il sera candidat à sa propre succession. La Constitution actuelle n’impose pas de limite de mandats.

Certains analystes évoquent une possible continuité, d’autres envisagent des scénarios de transition interne au sein du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Ces hypothèses relèvent pour l’heure du domaine politique et des stratégies internes aux formations.

Plusieurs figures de l’opposition se préparent à l’échéance, parmi lesquelles Maurice Kamto, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Il a récemment lancé une initiative participative intitulée « Kamto à la rencontre des Camerounais », conçue comme une série de rencontres et de témoignages filmés à travers le pays.

L’objectif déclaré est de construire un programme à partir de la réalité vécue, en recueillant directement les attentes des populations. D’autres partis, comme le PCRN ou le SDF, restent discrets à ce stade, même si l’on observe des signes de préparation en interne.

Au-delà des candidatures, trois enjeux principaux se dessinent :

  • la confiance dans le processus électoral, élément essentiel pour toute participation significative ;
  • la sécurité dans les zones fragilisées, notamment les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ;
  • et la liberté de parole et de rassemblement, nécessaires à un débat pluraliste.

Les institutions concernées ELECAM, Conseil constitutionnel, ministère de l’Administration territoriale auront un rôle central à jouer pour garantir un climat équitable et respectueux de l’expression démocratique.

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