Présidentielle ivoirienne 2025 : Laurent Gbagbo confirmé candidat unique du PPA-CI malgré sa radiation
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À un peu plus de trois mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre prochain, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a réaffirmé, dimanche 13 juillet, son soutien exclusif à Laurent Gbagbo, malgré sa radiation de la liste électorale.
Réuni en instance décisionnelle, le PPA-CI a balayé d’un revers de main les spéculations entourant un éventuel « plan B ». Des rumeurs relayées par certains médias proches du pouvoir faisaient état d’une lettre supposément adressée par le vice-président du parti, Ahoua Don Mello, suggérant à d’autres cadres de se positionner comme candidats potentiels. Des affirmations que la direction du PPA-CI qualifie de « manipulation grossière » orchestrée pour « détourner l’attention du flou persistant autour du candidat du RHDP ».
En effet, le parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, n’a toujours pas désigné son représentant officiel, alors que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 25 août. Le président Alassane Ouattara, poussé par ses partisans à briguer un quatrième mandat, avait promis une déclaration lors du congrès du RHDP le 22 juin dernier. À ce jour, aucun engagement formel n’a été pris, alimentant les incertitudes politiques.
Le PPA-CI, pour sa part, reste inflexible. Laurent Gbagbo, 80 ans, ancien chef de l’État ivoirien, a été officiellement investi candidat par son parti lors du Comité central du 9 mars 2024. Malgré sa radiation des listes électorales — une décision controversée et contestée sur le plan juridique —, il a reçu les kits de parrainage et se prépare activement pour la campagne.
Dans son communiqué, le PPA-CI invite le président sortant à « faire preuve de sagesse » en renonçant à toute nouvelle candidature, qu’il juge aussi « anticonstitutionnelle que la précédente ».
Contexte tendu et enjeux forts
La présidentielle de 2025 s’annonce comme un nouveau test de maturité démocratique pour la Côte d’Ivoire, dans un contexte où les tensions politiques et juridiques refont surface. Le cas Gbagbo, entre symbolisme historique et défi légal, cristallise une fois de plus les passions, tandis que le pays attend de savoir si Ouattara se représentera pour un quatrième mandat controversé.
Rédigé par :imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com













