Prévention des maladies non transmissibles : la DLMNT intensifie la vulgarisation des données STEPS 2024 sur le terrain
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Dans le cadre de la lutte contre les maladies non transmissibles, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, via la Division de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles (DLMNT), a lancé début septembre 2025 une campagne nationale de vulgarisation des résultats de l’enquête STEPS 2024 et de l’étude nationale sur la consommation de sel. L’objectif : traduire les données scientifiques en actions concrètes de prévention au niveau local.
Les premières étapes de cette mission ont couvert les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou, où autorités locales, élus, professionnels de santé et partenaires ont été mobilisés pour discuter des résultats et identifier des priorités.
À Ziguinchor, 11,1 % des adultes consomment de l’alcool, un record national.
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À Kolda, plus de 77 % des adultes sont inactifs physiquement, et plus de 80 % des ménages utilisent régulièrement le mélange sel-bouillon-épices, exposant la population à un risque accru d’hypertension et de maladies cardiovasculaires.
À Sédhiou, le tabagisme touche 12,1 % des adultes, et plus d’un tiers consomment du sucre en excès, contribuant à une forte prévalence du diabète et de l’obésité.
Au niveau national, 28,2 % des adultes souffrent d’hypertension, tandis que plus d’un quart présentent une hypercholestérolémie, avec des taux particulièrement élevés dans le sud du pays. Ces chiffres mettent en lumière la nécessité d’interventions ciblées et adaptées aux spécificités régionales, selon le Dr Fatou Diop, spécialiste en santé publique : « La prévention des maladies non transmissibles repose sur une combinaison d’information, de dépistage précoce et de promotion d’habitudes de vie saines » (source : Revue Sénégalaise de Santé Publique, 2024, p. 112).
Les Comités Régionaux de Développement (CRD) ont servi de cadre pour ces échanges, favorisant l’appropriation locale des données et la définition de plans d’action. Les mesures prioritaires incluent :
Sensibilisation sur les dangers du sel, du sucre, de l’alcool et du tabac,
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Promotion de l’activité physique et d’une alimentation équilibrée,
Dépistage précoce des facteurs de risque cardiovasculaire et métabolique,
Amélioration de l’accès à un sel iodé de qualité.
Le ministère insiste sur la transformation des constats en actions concrètes, avec l’implication de tous les acteurs locaux pour un impact durable sur la santé publique. Comme le rappelle le Professeur Mamadou Ndiaye, épidémiologiste : « Les données sont utiles uniquement si elles deviennent un outil de décision et d’action sur le terrain » (Santé et Développement au Sénégal, 2023, p. 87).
Cette campagne illustre la volonté du Sénégal de renforcer la prévention des maladies chroniques et de réduire le fardeau des facteurs de risque dans toutes les régions, en particulier dans le sud où les indicateurs sont les plus préoccupants.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













