Prologue / Le Cri du Peuple Chronique d’un silence brisé : Soixante ans de promesses trahies.

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Prologue / Le Cri du Peuple Chronique d’un silence brisé : Soixante ans de promesses trahies.

Un peuple enchaîné. Un pays crucifié.Ton père a régné sans partage. Longtemps. Trop longtemps.Et quand il est tombé, ce n’est pas la liberté qui a surgi, mais l’héritier de ses chaînes.Toi. Fils du pouvoir.Toi, gardien des ténèbres.Toi, fossoyeur d’espérance.Tu as hérité du trône comme on hérite d’un fief — non pour servir, mais pour soumettre.

Tu as gouverné dans l’ombre, sous le masque de la paix, avec le fouet du silence.Tu as piétiné l’espoir, étranglé la vérité, bâillonné la mémoire.Pendant que la nation hurlait sa détresse, les coffres se vidaient.

Le trésor public dévoré comme un cadavre offert aux vautours.La faim tordait les ventres, les enfants tombaient de fatigue, mais toi…Toi, tu festoyais.La corruption est devenue ton étendard.

La désolation, ton héritage.L’injustice, ton programme.Tu as vendu l’âme de la patrie pour une couronne souillée.Tu as trahi la sueur du peuple pour préserver ton trône de sang.

Tu as détruit ce qui restait encore debout, sacrifié ce qui brillait encore.Et chaque jour, tu as creusé plus profond le gouffre entre ta richesse et leur souffrance.Le peuple t’a supporté. Trop longtemps.Il a crié pour manger à sa faim.

Tu as répondu par le mépris.Il a demandé la vérité. Tu lui as offert la censure.Il a réclamé la liberté. Tu lui as jeté des chaînes.Tu bâillonnes la presse.Tu enfermes ceux qui osent parler.

Tu drogues la jeunesse pour qu’elle oublie ses rêves.Mais nous n’oublions pas.Un pays en ruine.Une nation bâillonnée.Une vérité que tu veux enterrer.Mais l’Histoire n’oublie pas.

Les cris montent, les plaies s’ouvrent, les masques tombent.Nos parents ont gardé le silence, par peur, par fatigue, par amour même parfois.Nous aussi, nous avons courbé l’échine.

Mais l’heure du réveil a sonné.Le peuple se lève.Le peuple s’éveille.Et le vent du soulèvement souffle fort sur les chaînes rouillées.Ton règne sanglant touche à sa fin.Le vernis craque.

La lumière perce l’obscurité.C’est notre destin.Il n’y a plus d’espoir dans tes discours.Il n’y a plus de foi dans tes promesses.

Tu as bâti ton paradis sur nos cendres.Mais les prières des opprimés montent,Et ton empire de mensonges tremble, chancelle, s’écroule.Les hôpitaux sont déserts.

Les écoles sont en ruines.Les routes sont des pièges.Les vies sont des dettes.Mais les tiens vivent dans l’opulence, entourés de luxe,Aveugles au sang qui coule, sourds aux cris des mères.Pendant que tu t’enrichis, ton peuple meurt à petit feu.

Et le sang des innocents crie.Il crie.Il hurle.Il réclame justice.Nous voulons manger à notre faim.Nous voulons la liberté d’expression.Nous exigeons la libération de nos prisonniers politiques.

Nous voulons que la jeunesse soit éveillée, pas endormie par la drogue.Nous voulons vivre. Simplement. Dignement.Ton règne de terreur s’effrite.

Ton pouvoir se fissure.Et chaque goutte de sang versée alimente le feu de notre révolte.Tu as vendu notre avenir,Mais nous reprenons notre destin.Le temps est venu.

Le temps de briser les chaînes.Le temps de faire tomber les murs du mensonge.Le temps de parler, de crier, de nous battre.Plus de peur.Plus de silence complice.Plus de chaînes invisibles.Dans nos cœurs, l’espoir renaît.

Dans nos yeux, la colère est claire.Dans nos poings, la justice gronde.Nous sommes le cri étouffé de nos pères.Nous sommes le rêve brisé de nos mères.

Nous sommes la génération qui ne se taira plus.Nous souffrons encore, oui.Mais nous ne plierons plus.Nous levons la tête.Nous brisons l’échelle.Nous disons : ASSEZ.Ce sang versé ne sera pas vain.Ce combat est le nôtre.Et nous triompherons.

Tossoukpe Frédéric Herman

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