Quand la médiocrité supplante l’excellence : un cri d’alarme pour le Sénégal
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Par Imam chroniqueur Babacar Diop
Il fut un temps où le Sénégal brillait non par la taille de ses réserves ou la puissance de ses armées, mais par la qualité de ses hommes, l’intégrité de ses élites et la force de ses valeurs. Aujourd’hui, le constat est sans appel : nous laissons la médiocrité occuper la place jadis réservée à l’excellence.
Un pays en perte de boussole morale
Le Sénégal, jadis terre de Teranga, glisse vers des relations superficielles et intéressées. Nos repas familiaux, moments sacrés de partage, se réduisent parfois à des achats expéditifs, et notre solidarité naturelle cède la place au calcul.
« Une société qui oublie ses racines perd le sens de sa destinée » — Imam Babacar Diop
Le Coran avertit :
« Et ne semez pas la corruption sur la terre après qu’elle ait été réformée » (Coran, 7:56).
Le sérieux en voie d’extinction
Être sérieux, c’est honorer sa parole, respecter ses engagements, agir avec constance. Ibn al-Qayyim rappelait :
« La valeur d’un homme est proportionnelle à son souci de la vérité et à son attachement à la droiture » (Madarij as-Salikin, vol. 2, p. 312).
Aujourd’hui, la complaisance avec le mensonge et la légèreté dans la conduite des affaires sont devenues banales. Or, le Prophète ﷺ a dit :
« Le signe de l’hypocrite est au nombre de trois : lorsqu’il parle, il ment ; lorsqu’il promet, il ne tient pas ; et lorsqu’on lui confie un dépôt, il trahit » (Boukhari et Mouslim).
« Le Sénégal ne souffre pas d’un manque d’intelligence, mais d’un déficit de sincérité » — Imam Babacar Diop
La corruption des repères sociaux
Nos repères s’effritent. De l’éducation des enfants à la gestion publique, nous avons remplacé la patience et l’effort par la recherche immédiate du gain et du prestige. Ibn Taymiyya prévenait :
« Une nation peut subsister avec l’injustice, mais elle ne subsistera pas avec la corruption généralisée » (Majmu’ al-Fatawa, vol. 28, p. 146).
Souleymane Bachir Diagne ajoute :
« Une société qui perd le sens de ses valeurs fondatrices s’expose à l’effritement silencieux de sa cohésion » (Léopold Sédar Senghor : l’art africain comme philosophie, p. 54).
« Le plus grand héritage qu’un parent puisse laisser à son enfant, ce n’est pas l’argent, mais un code moral » — Imam Babacar Diop
L’éducation : notre dernier rempart
L’UNESCO rappelle :
« L’éducation ne consiste pas seulement à instruire, mais à transmettre des valeurs qui permettent de construire des citoyens responsables » (Rapport mondial sur l’éducation 2024, p. 27).
Ibn al-Jawzi, dans Sayd al-Khatir (p. 233), prévient :
« Celui qui néglige d’inculquer la discipline et la moralité à ses enfants creuse lui-même la tombe de son honneur ».
« L’école peut instruire, mais seule la famille peut éduquer » — Imam Babacar Diop
Pour un sursaut collectif
Le Prophète ﷺ a dit :
« Le meilleur d’entre vous est celui dont le comportement et le caractère sont les meilleurs » (Tirmidhi).
Hannah Arendt écrivait :
« La responsabilité de chacun commence là où il voit que son silence contribuerait à la chute du monde commun » (La Crise de la culture, p. 289).
Le sursaut est encore possible, mais il exige un engagement de tous. Retrouver l’excellence, c’est restaurer le sérieux, exiger l’intégrité et faire de la vérité notre boussole.
« Si nous n’élevons pas nos standards, nous serons condamnés à applaudir nos propres déclins » — Imam Babacar Diop
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