Quand l’arbitrage griffe l’âme du football africain
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92ᵉ minute. Le ballon franchit la ligne de but, les Sénégalais exultent… jusqu’au sifflet final de l’arbitre. Pas de VAR, pas de seconde chance. Juste une décision cruelle qui brise l’euphorie et soulève une question simple : où est passée la justice sportive dans ce match ?
Quelques instants plus tard, à la 96ᵉ, la VAR surgit enfin — mais cette fois pour accorder un penalty au Maroc. Deux poids, deux mesures. Une scène qui rappelle combien la technologie, pourtant conçue pour réduire les injustices, peut devenir source de frustration. Comme l’explique un article spécialisé sur l’arbitrage vidéo, « la VAR est censée améliorer l’équité et la justice… mais ses décisions restent parfois controversées, révélant que même avec la vidéo, l’interprétation humaine demeure centrale ».
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Wikipédia
Cette incohérence n’est pas propre à notre finale. Partout dans le monde, le débat enfle. Paul Hawkins, fondateur de la technologie Hawk‑Eye utilisée dans la VAR, reconnaît lui‑même une limite fondamentale de son invention : « Je suis le moins fier de la VAR… elle rend les arbitres trop visibles dans le football, alors que l’arbitrage devrait rester discret ».
The Times
Même Pierluigi Collina, ancien arbitre international et président de la commission arbitrale de la FIFA, avait souligné l’ambition initiale de cette technologie : « Notre objectif est d’obtenir plus de cohérence avec la VAR ».
Mais, comme le montre l’expérience vécue sur le terrain, la cohérence fait encore défaut.
Inside FIFA
Dans un monde idéal, la VAR devrait corriger les erreurs manifestes et affirmer l’équité. Pourtant, les exemples de décisions qui continuent de diviser les observateurs sont légion. Certains experts pointent même du doigt une utilisation parfois incohérente ou sélective de cet outil – une réalité qui alimente le scepticisme chez les supporters et les joueurs eux‑mêmes.
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Arbitrage video
Et que dire de l’impact psychologique ? Les joueurs hésitent à célébrer, les supporters retiennent leur souffle, et l’émotion du but est souvent noyée dans l’attente d’un verdict vidéo.
Pourtant, malgré ce tumulte, le Sénégal a su répondre sur le terrain. Grâce à l’esprit combatif de Sadio Mané, il conserve sa couronne de champion d’Afrique. Une victoire admirable… mais entachée par une controverse qui restera dans les mémoires.
Au‑delà de ce match, les voix s’élèvent : supporters, journalistes, techniciens et anciens arbitres africains appellent à une révision profonde du système. Ils le disent avec force : le football africain mérite non seulement des exploits, mais aussi un arbitrage juste et transparent.
Le football ne vit pas seulement de talents et de dribbles ; il vit de justice, de confiance et de règles appliquées sans favoritisme. Tant que ces valeurs ne seront pas pleinement garanties, chaque but refusé sans raison apparente restera une blessure ouverte dans le cœur de toute une nation.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













