Quand le pouvoir bascule : leçons africaines d’un coup d’État de trop
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Le matin se lève sur une capitale en effervescence. Les chars grondent, le tumulte envahit les rues et, en quelques heures, un régime s’effondre. Dans ce chaos, un capitaine, galvanisé par un « sursaut patriotique », s’autoproclame chef de l’État. Le peuple, las mais plein d’espoir, croit enfin au renouveau. Mais très vite, l’illusion se fissure : les visages se ferment, les libertés disparaissent et le sauveur se transforme en tyran.
Dans son roman-fiction Le coup d’État de trop, Frédéric Herman Tossoukpé plonge au cœur du cycle tragique des coups d’État africains. L’auteur explore la promesse, l’illusion, la désillusion et la révolte, offrant un miroir à nos mémoires politiques.
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Comme le souligne Tariq Ramadan, philosophe et spécialiste contemporain de la gouvernance en Afrique : « L’histoire politique du continent est jalonnée de ruptures brutales où la soif de pouvoir l’emporte sur le bien commun. Comprendre ces cycles est essentiel pour construire des institutions stables. »
Frédéric Tossoukpé ne se limite pas à raconter un récit : il tisse une plume poétique et engagée, offrant un cri d’espérance pour que l’histoire cesse de se répéter dans le sang. Khaled Abou El Fadl, professeur de droit et analyste politique contemporain, rappelle que « les coups d’État ne sont jamais de simples accidents ; ils traduisent toujours des frustrations profondes et une défaillance collective des structures étatiques ».
L’auteur, à travers son écriture, invite à réfléchir sur la responsabilité de chacun dans la préservation de la démocratie et de la liberté. Comme le souligne l’Imam Babacar Diop : « Quand un peuple se tait devant l’injustice, il devient complice de la répétition du drame. Le courage de dire non est la première arme contre la tyrannie. »
Frédéric Tossoukpé, né en 1986 à Cotonou, partage à travers ce roman sa vision des sociétés africaines, de leurs espoirs et de leurs déceptions. Entre le Canada et l’Afrique, il combine son amour de la littérature et son engagement citoyen, offrant des réflexions que chaque lecteur africain se doit d’entendre.
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Le coup d’État de trop n’est pas seulement une fiction : c’est un avertissement, un récit universel et un hommage aux peuples qui refusent la résignation. Comme le conclut Babacar Diop : « La liberté n’est jamais un acquis ; elle se défend chaque jour, dans les actes, les paroles et le cœur des hommes. »
Imam chroniqueur
Babacar Diop













