Quand le silence devient mémoire : l’hommage de 438 minutes qui a marqué la CAN

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Quand le silence devient mémoire : l’hommage de 438 minutes qui a marqué la CAN

À la Coupe d’Afrique des Nations, les statistiques et les scores écrivent l’histoire officielle. Mais parfois, ce sont les gestes silencieux qui marquent le plus durablement les esprits. Durant 438 minutes, un homme, immobile et digne, a rappelé au monde que le football peut aussi être un lieu de mémoire.
Âgé de 26 ans, Michel Kuka, surnommé « Lumumba vea », a captivé l’attention bien au-delà des tribunes clairsemées de supporters congolais. Alors que les Léopards disputaient leurs rencontres sans l’appui massif de leur public, sa présence constante, grave et solennelle, est devenue un symbole à part entière du tournoi.
Vêtu d’un costume aux couleurs vives, Kuka a adopté une posture figée, presque cérémonielle, durant l’intégralité des matchs de la sélection congolaise. Ce choix n’avait rien d’anodin : il s’agissait d’un hommage appuyé à Patrice Lumumba, figure emblématique de l’indépendance de la République démocratique du Congo et martyr de l’histoire africaine contemporaine.

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Sans slogan, sans cri, sans mise en scène excessive, cet hommage silencieux a su imposer sa force. À l’heure où les stades résonnent habituellement de chants et de clameurs, ce mutisme volontaire a résonné comme un rappel : le sport n’est jamais totalement détaché de l’histoire et des luttes qui façonnent les peuples.
Les caméras n’ont pas manqué de s’attarder sur cette silhouette immobile, devenue en quelques jours une icône de dignité et de mémoire collective. Sur les réseaux sociaux comme dans les discussions de supporters, l’image a circulé, suscitant admiration, questionnement et respect.
Si la compétition a poursuivi son cours, avec ses enjeux sportifs et ses résultats implacables, cet instant suspendu a laissé une empreinte durable. Il a rappelé que le terrain n’est pas seulement un espace de jeu, mais parfois une scène où l’histoire, la conscience et le sport se rencontrent.

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À 26 ans, Michel Kuka n’a marqué aucun but. Pourtant, son hommage de 438 minutes restera, pour beaucoup, l’un des moments les plus forts et les plus humains de cette CAN.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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