Quand un homme éclaire sans paraître : la révolution silencieuse d’Al Badri
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Par Imam chroniqueur Babacar Diop
Dans un univers numérique où les discours se bousculent, où la parole se produit à la chaîne comme un bien de consommation, certains hommes rappellent que la lumière ne se fabrique pas : elle se révèle.
Al Badri est de ceux-là. Sans effets, sans tapage, sans maquillage digital. Un Coran, une voix calme, un sourire de service public. Et quelque chose de rare : la cohérence intérieure.
Le tumulte des écrans et la clarté des cœurs
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Les réseaux sociaux sont souvent présentés comme une arène de passions tristes.
Pourtant, comme le disait Al-Ghazâlî dans Ihyâ’ ‘Ulûm ad-Dîn :
« La lumière de la vérité peut traverser les voiles les plus épais, pourvu que l’intention soit pure. »
C’est ce que démontre Al Badri.
Il ne cherche ni la popularité artificielle ni la controverse facile.
Il cherche l’utilité — ce mot devenu rare dans la grammaire digitale.
Le Coran nous enseigne :
« Allah est la Lumière des cieux et de la terre… »
(Coran 24:35)
Et parfois, cette lumière traverse même les écrans lorsqu’un homme refuse de trahir son essence.
Une pédagogie du peu : l’art de transmettre sans se mettre en scène
Les images du concours du Saint Coran, où des enfants sénégalais récitent avec noblesse, ont fait le tour du pays. Ces visages lumineux rappelaient la parole de Ibn al-Qayyim dans Madarij as-Sâlikîn :
« Le cœur éclairé par le Coran voit ce que les yeux ne perçoivent pas. »
Et au milieu de cette effervescence spirituelle, la présence paisible d’Al Badri renvoyait à une pédagogie fondamentale : la sobriété efficace.
Le Prophète ﷺ l’a dit clairement :
« Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne. »
(Sahîh al-Bukhari)
Al Badri ne fait rien d’autre.
Il enseigne — doucement, régulièrement, utilement.
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Comme l’enseignait Serigne El Hadji Malick Sy :
« L’éducation est la charpente par laquelle Dieu redresse les peuples. »
Une figure de résistance morale
À l’heure où l’exposition de soi est devenue une valeur, il faut du courage pour refuser l’excès.
Le grand savant contemporain Cheikh Abdallah bin Bayyah écrit dans La paix et ses voies :
« La sagesse consiste à réduire le bruit et amplifier le sens. »
C’est précisément ce qu’incarne Al Badri : moins de bruit, plus de sens.
Le philosophe sénégalais Boubacar Boris Diop rappelle également :
« La parole juste vaut mieux que le discours brillant. »
Dans mon propre regard d’imam chroniqueur, j’ai souvent conclu :
« L’homme qui refuse la posture gagne en substance. »
— Imam Babacar Diop
Une lumière qui ne s’exhibe pas
Dans Purification of the Heart, Hamza Yusuf affirme :
« La sincérité se reconnaît à sa discrétion : elle n’exige pas de témoins. »
Cette phrase semble avoir été écrite pour des hommes comme Al Badri, dont chaque geste respire la sobriété spirituelle.
De même, Ibn Taymiyya, dans Majmû‘ al-Fatâwâ, enseignait :
« L’action sincère est celle qui n’attend pas les applaudissements. »
Sur les réseaux, c’est presque un acte révolutionnaire.
Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh, lui aussi, énonçait une sagesse devenue urgente aujourd’hui :
« Le bien, même silencieux, finit toujours par faire du bruit dans les cœurs. »
Les réseaux : arène du vide ou minbar du sens ?
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Beaucoup y voient un espace de perdition ; d’autres y trouvent un terrain d’élévation.
Le penseur musulman Mohamed El-Moctar Shinqiti écrivait :
« Le défi de notre époque n’est pas l’absence d’information, mais l’absence de direction. »
Al Badri n’ajoute pas du contenu.
Il ajoute une direction.
Comme le disait Serigne Touba dans Massalik al-Jinân :
« Celui qui éclaire une âme construit un royaume. »
Et comme j’aime le rappeler :
« Quand un homme éclaire sans chercher à paraître, Dieu se charge du reste. »
— Imam Babacar Diop
Conclusion : La lumière n’a pas besoin d’anneau LED
Le Coran affirme :
« N’est-ce pas par l’évocation d’Allah que les cœurs se tranquillisent ? »
(Coran 13:28)
Et cette tranquillité peut surgir d’une simple vidéo tournée avec un téléphone, lorsque celui qui parle a le cœur aligné.
Le Prophète ﷺ a dit :
« Celui qui montre le bien à autrui a la même récompense que celui qui l’accomplit. »
(Sahîh Muslim)
C’est ce que fait Al Badri.
Il montre le bien.
Il ne l’impose pas.
Il ne le vend pas.
Il le vit.
Comme disait Cheikh Ahmadou Bamba :
« Le meilleur enseignement est celui que l’on incarne. »
Et comme je le répète volontiers :
« La lumière qui vient du cœur n’a pas besoin d’être amplifiée. Elle se voit même les yeux fermés. »
— Imam Babacar Diop
Dans un monde saturé de performance, Al Badri nous rappelle que la véritable influence n’a pas besoin d’éclairages artificiels.
Elle a besoin de vérité.
De constance.
De cœur.
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Et parfois, cela suffit pour éclairer tout un pays.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













