Rage au Sénégal : entre vaccination et abattage des chiens errants, un défi sanitaire persistant
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À l’occasion de la Journée mondiale de la rage, célébrée dimanche à Koumpentoum, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a dressé un bilan préoccupant de la lutte contre cette zoonose. En 2024, près de 2.000 chiens domestiques ont été vaccinés, tandis que 1.635 chiens errants ont été abattus sur l’ensemble du territoire.
Malgré ces efforts, la rage continue de poser un défi majeur. Le Système national de surveillance épidémiologique des maladies animales a enregistré 83 cas suspects en 2024 chez les chiens, bovins et caprins. Sur les 43 prélèvements analysés, 32 étaient positifs, soit un taux alarmant de 74,41 %. Entre janvier et août 2025, 41 nouveaux cas ont été signalés, touchant également des équidés.
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Sur le plan humain, la menace est tout aussi inquiétante : 7.032 expositions à la rage ont été notifiées entre 2023 et le premier semestre 2025, avec 12 cas confirmés.
Le ministre a reconnu que l’élimination des chiens errants reste un combat difficile face à la rapidité de leur reproduction. « Les populations se reconstituent très vite », a-t-il déploré. Pour y remédier, il a recommandé une approche combinant stérilisation, castration, lutte contre les dépôts sauvages d’ordures et sensibilisation accrue.
Mabouba Diagne a insisté sur la nécessité d’une collaboration multisectorielle impliquant les ministères de la Santé, de la Justice, de l’Environnement, des Collectivités territoriales, mais aussi les chercheurs, les laboratoires et les services vétérinaires. Il a également salué l’ouverture d’un centre antirabique à Fatick et la dotation des pharmacies régionales en sérums antirabiques.
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Selon lui, l’objectif d’éradication de la rage à l’horizon 2030 reste ambitieux mais réalisable, à condition d’une mobilisation concertée de l’État, des collectivités locales et des populations.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













