RDC – Bonnette Elombe Kianfuni, la lumière de l’école congolaise s’est éteinte
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Elle avait fait de sa salle de classe une scène de joie et d’espérance.
Bonnette Elombe Kianfuni, l’enseignante congolaise devenue célèbre pour ses vidéos éducatives sur TikTok, s’est éteinte à Kinshasa. La nouvelle, tombée ce 20 octobre 2025, a traversé le pays comme une onde de tristesse.
Son nom résonnait comme une promesse : celle d’une école vivante, d’un enseignement nourri de rires et de chansons, d’une Afrique qui apprend avec le cœur.
Une vocation héritée, vécue comme un appel
Née dans la commune de Yolo, à Kinshasa, Bonnette Elombe avait choisi d’enseigner comme on entre en mission.
« J’ai hérité de ma mère la passion de l’enseignement », confiait-elle un jour dans une interview.
Depuis 2016, elle exerçait à l’École primaire protestante de Yolo Sud. Là, elle ne se contentait pas de transmettre le programme officiel : elle réveillait la curiosité, encourageait la parole, valorisait chaque enfant.
Elle disait souvent à ses élèves :
« Quand on aime un métier, on doit d’abord le servir. L’argent vient après. »
Une phrase simple, mais puissante, qui résumait toute sa philosophie : servir avant de recevoir.
La pédagogie du sourire

Sur les réseaux sociaux, son image avait conquis des milliers de cœurs.
Entre deux cours de calcul ou de grammaire, elle faisait danser les enfants, chantait avec eux, transformait l’école en une fête du savoir.
Ses vidéos, devenues virales sur TikTok, ont rappelé à la nation congolaise et à toute l’Afrique que l’éducation pouvait être joyeuse, inventive et profondément humaine.
Là où d’autres voyaient des classes surchargées, elle voyait des visages d’avenir. Là où certains se plaignaient du manque de moyens, elle semait la passion.
Une figure d’inspiration pour l’Afrique éducative
Bonnette Elombe incarnait une vision africaine de l’enseignement : enracinée, résiliente, nourrie de fraternité.
Elle prouvait que les pédagogies du Sud n’étaient pas en retard, mais différentes plus humaines, plus sensibles, plus proches des réalités de l’enfant africain.
Son héritage dépasse les frontières de la RDC : il rappelle à tout le continent la nécessité de redonner de la dignité au métier d’enseignant.
Dans les écoles rurales du Cameroun, dans les salles de classe du Bénin ou du Sénégal, des éducateurs anonymes partagent la même flamme. Madame Elombe leur a donné une voix.
Le départ d’une voix, la persistance d’une lumière
À Kinshasa, les messages d’hommage affluent. Parents, élèves, collègues, internautes tous saluent son engagement.
Le ministère de l’Éducation nationale parle d’« une femme engagée, modèle pour la jeunesse enseignante et ambassadrice d’un enseignement joyeux ».
Mais au-delà des mots officiels, c’est le peuple qui pleure : les mères qui espéraient voir leurs enfants transformés par ses leçons, les instituteurs qui trouvaient en elle une sœur d’âme, et les enfants qui l’appelaient simplement Maman Elombe.
Elle laisse un vide immense, mais aussi une semence féconde : celle d’une école africaine confiante en elle-même.
L’écho d’une vie donnée
Son histoire restera un repère pour celles et ceux qui enseignent dans l’ombre.
Elle nous rappelle que l’éducation, en Afrique, n’est pas qu’une question de diplômes ou de réformes ; c’est d’abord une affaire d’amour, de patience et de foi dans l’avenir.
Repose en paix, Madame Elombe.
Ton sourire continue d’enseigner.
Celine Dou
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