RDC : Le procès Constant Mutamba, entre justice et soupçon de règlement de comptes

Votre Pub ici !

Partager cet article
RDC : Le procès Constant Mutamba, entre justice et soupçon de règlement de comptes

Kinshasa, 2 septembre 2025 — Le sort judiciaire de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice en République Démocratique du Congo, devrait être scellé aujourd’hui. Accusé d’avoir tenté de détourner près de 19 millions de dollars destinés au Fonds de réparations des victimes des conflits, il encourt dix ans de travaux forcés selon les réquisitions du parquet.

Un symbole de la lutte anticorruption en RDC

La RDC est régulièrement citée parmi les pays africains où la corruption ronge les institutions. Dans ce contexte, le procès Mutamba cristallise l’attention nationale et internationale. Les fonds supposément détournés étaient destinés à des projets à forte portée sociale : notamment la construction d’une prison à Kisangani. Si ces accusations sont avérées, elles viendraient s’ajouter à une longue liste de scandales financiers où les victimes, encore une fois, sont les populations qui attendent justice et réhabilitation.

À lire aussi : Ghana : La présidente de la Cour suprême destituée par le président Mahama

Le poids du soupçon politique

Mais ce procès ne se limite pas à une affaire judiciaire. Il prend une dimension éminemment politique. Mutamba, proche de certains cercles du pouvoir, dénonce un « acharnement ciblé » et évoque un règlement de comptes. Ses partisans parlent de procès inéquitable, tandis que ses adversaires y voient l’occasion de prouver que personne n’est au-dessus de la loi. Cette dualité reflète une réalité africaine : la justice, souvent instrumentalisée, oscille entre outil de reddition des comptes et arme politique.

Une justice sous pression

Les audiences ont été marquées par une forte tension. À Kinshasa, les forces de l’ordre ont dû disperser plusieurs manifestations organisées par les soutiens de Mutamba. L’affaire a déjà été reportée à plusieurs reprises, soulignant la fragilité institutionnelle et la difficulté de mener un procès équitable dans un climat aussi polarisé.

L’opinion publique en première ligne

Dans la rue comme sur les réseaux sociaux, les Congolais s’expriment sans détour. Certains estiment que la justice doit frapper fort pour envoyer un message à l’élite dirigeante. D’autres pensent que le procès est un piège politique visant à neutraliser un acteur encombrant. Cette diversité de voix illustre le désir profond de transparence qui traverse la société congolaise.

Enjeu continental

Au-delà de la RDC, l’affaire Mutamba résonne avec un enjeu plus vaste : celui de la gouvernance en Afrique. Entre luttes sincères contre la corruption et manipulations politiques, le continent se cherche encore un équilibre où la justice serait réellement indépendante et au service des peuples.

À lire aussi : Côte d’Ivoire / Yopougon : Un match de gala réunit des animateurs

Conclusion : une affaire-test

Le verdict attendu ce 2 septembre sera bien plus qu’une décision de justice : ce sera un test pour l’État de droit en RDC. Quelle que soit l’issue, ce procès marquera une étape dans la manière dont les institutions congolaises — et africaines plus largement — traitent les dérives de leurs élites.

✍️ Dunia News – Analyse

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci