RDC : un drone tue une humanitaire française à Goma, Paris exige une enquête indépendante
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La crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) a pris mercredi 11 mars 2026 un tournant dramatique. Une frappe aérienne a visé une zone résidentielle de Goma, faisant des victimes civiles et suscitant une onde de choc diplomatique.
Selon l’agence Anadolu, l’explosion a touché une habitation de deux étages fréquentée par le personnel humanitaire et des expatriés. Parmi les victimes figure Karine Buisset, ressortissante française et employée de l’UNICEF, engagée dans la protection des enfants vulnérables face à la crise congolaise.
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Face à ce drame, Paris a réagi avec fermeté. Le président Emmanuel Macron a exprimé ses condoléances et a insisté sur le respect strict du droit humanitaire et de la sécurité du personnel humanitaire. Par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères, la France a exigé le lancement d’une enquête indépendante et impartiale pour déterminer les responsabilités de cette frappe, tout en appelant à éviter toute instrumentalisation politique de la tragédie.
Au niveau des Nations Unies, la condamnation est unanime. Catherine Russell, directrice exécutive de l’UNICEF, a rappelé que les humanitaires ne doivent jamais être ciblés. Bruno Lemarquis, chef par intérim de la mission de l’ONU en RDC (MONUSCO), a dénoncé l’usage de drones armés dans des zones civiles et averti que de tels actes pourraient constituer des crimes de guerre selon le Statut de Rome, réclamant des investigations rapides et crédibles pour traduire les responsables en justice.
Cet événement s’inscrit dans un contexte d’escalade militaire dans la région des Grands Lacs. Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle M23, a confirmé que Goma avait été visée par un drone mercredi matin. Malgré les initiatives de médiation des États-Unis et une proposition de cessez-le-feu de l’Angola, les affrontements entre l’armée congolaise et le M23 se sont intensifiés, le mouvement contrôlant désormais des zones stratégiques dont Goma et Bukavu depuis début 2025.
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Alors que la RDC, les pays occidentaux et l’ONU accusent le Rwanda de soutenir les rebelles, Kigali rejette ces allégations. Jean Maurice Uwera, porte-parole adjoint du gouvernement rwandais, a souligné que l’incident mettait en évidence les risques sécuritaires le long de sa frontière. La veille, l’armée congolaise affirmait avoir abattu deux drones attribués aux forces rwandaises dans le secteur de Minembwe, illustrant la forte militarisation de l’espace aérien dans ce conflit.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop













