Refonder le vivre-ensemble : un appel à la conscience nationale

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Refonder le vivre-ensemble : un appel à la conscience nationale

Le Sénégal traverse une crise sociétale profonde, visible dans la déliquescence des valeurs, les tensions sociales, les vulnérabilités familiales et le malaise institutionnel. Pour amorcer une sortie de crise, l’Académie nationale des sciences et techniques, en collaboration avec des intellectuels, a organisé vendredi dernier une journée de réflexion intitulée « Réflexion sur la crise sociétale sénégalaise », un véritable « Ndëup » national.

Selon l’ancien magistrat Dior Fall Sow, « le Sénégal a besoin d’un sursaut citoyen, où chacun assume sa part de responsabilité pour le bien collectif ». Le psychologue Serigne Mor Mbaye observe quant à lui « une fragilité profonde de notre tissu social, qui se manifeste dans la crise des liens humains et la montée de l’individualisme ». La chercheuse Aïssatou Thiam alerte : « Nous sommes confrontés à une véritable crise du lien humain, où les relations familiales et communautaires se délient progressivement ».

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Pour Mme Henriette Niang Kandé, « notre modernité inachevée transforme la liberté en licence, et la société perd ses repères essentiels ». Le sociologue Ousmane Diop renchérit : « Si nous n’investissons pas dans l’éducation civique et la responsabilité morale, nous risquons de creuser davantage ces fractures ».

Dans ce contexte, l’imam et chroniqueur Babacar Diop propose un éclairage spirituel et moral : « Un peuple qui oublie ses valeurs s’éloigne de son destin. Restaurer le vivre-ensemble exige que chacun réapprenne le respect, la justice et la solidarité, dans sa famille et dans sa communauté. » Il ajoute : « Refonder le Sénégal commence par un sursaut intérieur, où conscience et action se rencontrent. »

L’Académie des Sciences et les intellectuels présents appellent à transformer cette prise de conscience en une dynamique nationale, lucide, ferme et partagée, impliquant chercheurs, citoyens et décideurs. Comme le rappelle Babacar Diop : « La cohésion sociale ne se décrète pas, elle se construit, pierre après pierre, cœur après cœur. »

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Le message est clair : pour refonder le vivre-ensemble, le Sénégal doit conjuguer responsabilité citoyenne, éthique personnelle et engagement collectif, afin de restaurer un lien humain solide et durable.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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