Refonder l’école sénégalaise à l’ère du savoir : Le triptyque Élève – Enseignant – Environnement (3E), pilier d’une renaissance éducative durable
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Par Imam chroniqueur Babacar Diop
Alors que le Sénégal engage une refonte profonde de son système éducatif à l’ère du numérique, une approche intégrée s’impose : celle du triptyque Élève – Enseignant – Environnement (3E), adossée à la logique du STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics).
Imam Babacar Diop plaide ici pour une école sénégalaise enracinée dans les valeurs et ouverte sur le monde.
L’élève : le cœur battant de la transformation
L’élève ne doit plus être considéré comme un simple réceptacle du savoir, mais comme un acteur de sa propre élévation.
Dans une société interconnectée, le modèle STEM doit devenir la matrice du développement éducatif.
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Le professeur Sugata Mitra, pionnier des pédagogies actives, l’a démontré :
« Les enfants peuvent apprendre presque tout par eux-mêmes s’ils sont placés dans un environnement qui stimule leur curiosité. »
(The School in the Cloud, p. 12)
L’éducation STEM développe la pensée critique et la créativité, ces compétences qui permettent de construire des solutions locales à des défis globaux.
C’est aussi ce que rappelle le verset coranique :
« Dis : sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? »
(Sourate Az-Zumar, 39 : 9)
Imam chroniqueur Babacar Diop commente :
« L’élève sénégalais doit être réhabilité dans sa dignité d’être pensant. L’école ne doit pas le conditionner, mais le révéler à lui-même. Car un élève éveillé devient une lumière pour la société. »
L’enseignant : le moteur spirituel et intellectuel du changement
Toute réforme éducative repose d’abord sur la qualité morale et scientifique de l’enseignant.
Comme le rappelait Ibn Khaldûn :
« L’enseignant est celui qui façonne les générations par la rectitude de son esprit. »
(Al-Muqaddima, p. 132)
Il devient donc impératif d’investir massivement dans la formation continue, la dignité sociale et la valorisation salariale du corps enseignant, notamment dans les disciplines STEM.
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Le penseur africain Joseph Ki-Zerbo écrivait :
« On n’éduque pas pour le passé, on éduque pour le futur. Mais on éduque avec des hommes du présent. »
(Éduquer ou périr, p. 18)
Imam chroniqueur Babacar Diop souligne :
« L’enseignant est le poumon spirituel de la nation. Sans lui, aucune politique éducative ne respire. Lui donner les moyens d’enseigner, c’est fortifier la foi du pays dans l’avenir. »
L’environnement : le socle visible de l’invisible
Une école ne peut fleurir sans un environnement sain, moderne et inspirant.
Selon le rapport 2024 de l’UNESCO sur L’éducation pour le développement durable :
« L’environnement d’apprentissage détermine plus de 40 % de la réussite scolaire dans les pays en développement. »
Cela inclut des salles de sciences équipées, un accès à Internet, et surtout un cadre humain fondé sur les valeurs d’entraide, de discipline et de respect.
Le marabout Serigne Abdou Karim Mbacké l’enseignait :
« L’éducation, c’est le champ où germe le caractère avant la science. »
Imam chroniqueur Babacar Diop commente :
« Nous devons bâtir des écoles qui respirent la lumière, non la contrainte. Une école propre, connectée et enracinée dans la foi du travail devient le premier temple du civisme. »
Vers une politique intégrée du 3E-STEM
Refonder l’école autour du triptyque 3E-STEM, c’est penser l’éducation comme une nation miniature, où l’élève, l’enseignant et l’environnement interagissent dans une dynamique vertueuse.
Une telle politique permettrait :
d’intégrer les compétences du futur dans les curricula dès le primaire,
de professionnaliser le métier d’enseignant,
de transformer les établissements en espaces d’innovation durable.
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Le philosophe Edgar Morin écrit :
« L’éducation du futur doit enseigner la condition humaine, l’interconnexion et la responsabilité planétaire. »
(Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, p. 22)
Conclusion : Pour une école de lumière
L’éducation ne doit plus être perçue comme une simple dépense budgétaire, mais comme une infrastructure spirituelle et stratégique du développement.
La réussite du Sénégal dans l’économie du savoir dépendra de sa capacité à conjuguer science, foi et éthique éducative.
Imam chroniqueur Babacar Diop conclut :
« Une école qui élève l’âme et l’esprit devient une mosquée du savoir. Si nous formons des élèves conscients, guidés par des enseignants éclairés, dans un environnement de valeurs, alors le Sénégal marchera vers la lumière. »
Imam chroniqueur
Babacar Diop













