Religion / Anyama : les soufis ouvrent une nouvelle ère
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Au terme de trois jours d’intenses activités spirituelles et organisationnelles, la communauté musulmane des soufis de Côte d’Ivoire a bouclé à Anyama une assemblée générale ordinaire marquée par le renouvellement de ses instances dirigeantes, la réaffirmation de son autonomie et un engagement fort en faveur de la paix et de la cohésion sociale.
De l’accueil du parrain le jeudi 02 avril à la cérémonie de clôture le dimanche 05 avril, en passant par un lancement empreint de ferveur le vendredi 03 avril 2026, l’Assemblée générale ordinaire de la Communauté musulmane des soufis de Côte d’Ivoire aura tenu toutes ses promesses.
Organisée à Anyama, cette rencontre d’envergure a rassemblé guides spirituels, responsables et fidèles venus de tout le pays, autour du thème central : « De la paix intérieure à l’engagement collectif ».
Les travaux ont véritablement pris leur envol après l’arrivée à Abidjan du parrain, Cheick Soufi Moaze, figure majeure du soufisme ouest-africain, accueilli dans une ambiance fraternelle à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny.
Le lendemain, la cérémonie d’ouverture a donné le ton d’une AGO attendue depuis plusieurs années. Prières, invocations et allocutions ont rythmé cette journée inaugurale, dans une atmosphère de recueillement et d’engagement.
Au cœur des échanges figuraient le bilan des cinq dernières années, les défis organisationnels et les perspectives de développement.
Les participants ont engagé des réformes majeures, notamment la révision des textes, le renforcement des structures, l’autonomie financière et l’extension de la présence de la communauté sur l’ensemble du territoire national.
Le renouvellement des instances dirigeantes a constitué l’un des moments clés de cette Assemblée générale ordinaire, insufflant une nouvelle dynamique organisationnelle à la communauté.
À l’issue des travaux, plusieurs nominations stratégiques ont été entérinées, traduisant la volonté des responsables de renforcer la structuration et la gouvernance de l’organisation.

Ainsi, Cheick Ibrahim Touré Malcolm Nour a été porté à la tête de la communauté en qualité de président national. Il sera épaulé dans l’orientation doctrinale par Cheick Moussa Diané, nommé responsable de la cellule Fatwa, tandis que Cheick Ibrahim Sidibé prend les rênes du conseil religieux.
La mission de contrôle et de transparence financière a été confiée aux commissaires aux comptes Dieudonné Konaté et Amadou Ouattara, chargés de veiller à la bonne gestion des ressources.
Ce nouveau dispositif est présenté comme une équipe solide, appelée à porter les ambitions de la communauté dans un contexte en constante évolution.

Dans son intervention, le guide suprême est revenu sur le sens profond de cette AGO, soulignant qu’elle répond à une nécessité de renouveau après cinq années sans bilan. Il a salué la réélection du président, qu’il considère comme « l’homme de la situation », capable de fédérer les compétences nécessaires pour impulser une nouvelle dynamique.
Insistant sur les mutations contemporaines, il a affirmé que la communauté doit s’adapter aux réalités actuelles afin de permettre au soufisme de rayonner davantage à travers toute la Côte d’Ivoire.
Il a également réaffirmé avec force l’autonomie totale de la communauté, mettant en avant ses ressources humaines, ses compétences et sa capacité à assurer son propre développement.Sur la question de la paix, le guide suprême a livré un message empreint de sagesse et de responsabilité.
Il a rappelé que la communauté soufie est, par essence, une communauté de dialogue, de fraternité et d’ouverture aux autres confessions.
Pour lui, seule la cohésion sociale peut garantir une paix durable.Dans un message particulièrement appuyé à la jeunesse, il a exhorté les jeunes à ne pas céder aux manipulations, à privilégier la foi, le travail et la responsabilité. « Soyez des artisans de paix », a-t-il insisté
Les responsables ont également lancé un appel solennel à la paix durable, à la cohésion sociale et au dialogue interreligieux, dans un contexte national et international parfois marqué par des tensions.
La cérémonie de clôture, le dimanche 05 avril 2026 , a été marquée par des messages d’espoir et de mobilisation. Les dirigeants ont réaffirmé leur ambition de faire du soufisme un levier durable de stabilité sociale en Côte d’Ivoire.













