Remariage du pasteur Marcello Tunasi : Camille Makosso prend publiquement sa défense
Votre Pub ici !

Le remariage du pasteur congolais Marcello Tunasi, prévu le 23 juillet 2025, un an après le décès de son épouse, suscite une vague de réactions contrastées, notamment sur les réseaux sociaux. Face aux nombreuses critiques, le pasteur ivoirien Camille Makosso a pris la parole lors d’un direct Facebook, le 21 juillet, pour défendre la décision de son confrère.

Figure médiatique du paysage religieux ivoirien, Camille Makosso s’est exprimé de manière directe afin de « rétablir certaines vérités » sur ce remariage jugé prématuré par une partie de l’opinion. Pour lui, l’union du pasteur Marcello avec Esther Aïcha ne serait ni un choix passionnel ni une trahison à la mémoire de la défunte épouse, mais plutôt un acte obéissant à une logique spirituelle et ecclésiale.
« Les hommes de Dieu ne se marient pas par désir sexuel. Ils se marient par sacrifice, par stratégie, par intérêt. Le plaisir vient après », a-t-il affirmé, suscitant autant l’adhésion de ses partisans que l’indignation de certains observateurs.
Selon Makosso, la future épouse, Esther Aïcha, aurait fait l’objet de révélations spirituelles peu après le décès de Maman Blanche, l’ancienne épouse du pasteur Marcello. D’autres leaders religieux, affirme-t-il, auraient confirmé ces intuitions par des visions et prières, renforçant la conviction du pasteur congolais d’entrer dans une nouvelle union.
Cette lecture spirituelle du mariage, présentée comme « prophétique », soulève néanmoins des interrogations quant à la manière dont certaines figures religieuses mobilisent la foi et la prophétie pour justifier des choix personnels.
S’appuyant sur une interprétation littérale de certains passages bibliques, Camille Makosso insiste sur la nécessité, pour un responsable religieux, d’être marié. Il évoque le rôle pastoral d’encadrement des fidèles, notamment des dirigeants et entrepreneurs, et soutient qu’un célibat prolongé nuirait à la crédibilité spirituelle du ministre du culte.
« La Bible enseigne que celui qui aspire au rôle d’évêque doit être marié. Un pasteur qui encadre des hommes politiques, des entrepreneurs, ne peut rester célibataire trop longtemps », a-t-il déclaré.
Makosso a également pris fait et cause pour la fiancée, vivement critiquée en ligne. Il a dénoncé ce qu’il considère comme des attaques injustifiées, rappelant que la jeune femme n’était pas à l’origine de ce qu’il appelle un « appel divin ». Il a mis en garde contre les jugements hâtifs sur ce qu’il qualifie de « mariage validé par le ciel ».
« Si vous vous attaquez à un mariage que Dieu a validé, vous exposez votre propre union à des conséquences », a-t-il averti.
Au-delà du cas particulier de Marcello Tunasi, cette controverse révèle des tensions plus larges sur la place de la vie privée dans la conduite pastorale, la gestion du deuil dans les communautés religieuses, et l’autorité accordée aux discours prophétiques dans les milieux pentecôtistes. Elle illustre aussi l’impact des réseaux sociaux dans la régulation ou l’exacerbation des débats religieux contemporains en Afrique francophone.













