République Centrafricaine : Un accord historique signé entre le gouvernement, Ali Darassa et le général Bobo

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République Centrafricaine : Un accord historique signé entre le gouvernement, Ali Darassa et le général Bobo

Bangui, avril 2025 – Un nouveau tournant dans la quête de paix en République Centrafricaine. Le gouvernement centrafricain a officiellement signé un accord avec deux figures majeures de la rébellion armée : Ali Darassa, leader de l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique), et le général Bobo, chef du groupe armé 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation). Cet accord vise à faire taire les armes, à réintégrer les combattants dans le processus de paix et à stabiliser durablement les régions encore sous tension.

Une initiative de paix saluée

Cet accord intervient après plusieurs mois de tractations discrètes et de pressions diplomatiques régionales. Ali Darassa, déjà évincé de la coordination militaire de la CPC (Coalition des Patriotes pour le Changement) par François Bozizé pour avoir exprimé son souhait de dialoguer avec le pouvoir central, avait amorcé un virage vers une solution politique. Ce rapprochement a été confirmé par des rencontres entre ses représentants et le ministre d’État chargé du DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement).

Le général Bobo, de son côté, avait lui aussi manifesté son ouverture au dialogue après des années d’affrontements dans les régions du nord-ouest. La signature de cet accord marque ainsi un acte fort de réconciliation nationale.

Vers une intégration des ex-combattants

Selon les termes de l’accord, les deux chefs rebelles s’engagent à cesser toutes les hostilités, à remettre leurs armes et à favoriser la réintégration de leurs hommes dans la vie civile ou dans des programmes de reconstruction nationale. Une phase pilote de cantonnement devrait débuter dans les semaines à venir dans certaines zones contrôlées par l’UPC et les 3R.

Des garanties sécuritaires auraient été données à ces groupes, avec la présence de forces internationales et de représentants de la MINUSCA pour superviser le respect de l’accord sur le terrain.

Une paix fragile, mais possible

Cet accord, bien que prometteur, ne fait pas l’unanimité au sein de la CPC, encore active dans certaines zones. Le gouvernement a cependant exprimé sa volonté de tendre la main à d’autres factions, appelant à une union nationale autour de la paix et du développement.

La société civile, les partenaires internationaux et les populations locales ont salué cette avancée, tout en appelant à la vigilance et à la transparence dans l’application des mesures annoncées.

Avec cet accord, Bangui espère tourner une page douloureuse de son histoire récente et amorcer un nouveau chapitre de stabilité, de reconstruction et de développement.

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