Révision constitutionnelle au Cameroun : Paul Biya veut instaurer un vice-président nommé par le chef de l’État.

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Le débat institutionnel s’intensifie au Cameroun. Réuni en congrès à Yaoundé le mercredi 2 avril 2026, le Parlement examine un projet de révision constitutionnelle majeur visant à créer un poste de vice-président de la République.

Révision constitutionnelle au Cameroun : Paul Biya veut instaurer un vice-président nommé par le chef de l’État.

Porté par le pouvoir exécutif, ce texte prévoit une transformation notable du mécanisme de succession présidentielle. Selon les dispositions présentées devant les parlementaires, le vice-président serait nommé et révoqué exclusivement par le chef de l’État. En cas de vacance du pouvoir, il achèverait automatiquement le mandat en cours, remplaçant ainsi le président du Sénat, actuellement chargé de l’intérim constitutionnel.

Le projet est défendu par Laurent Esso, secrétaire général de la présidence, qui a plaidé pour une réforme destinée à garantir la stabilité institutionnelle et la continuité de l’État. L’adoption du texte est attendue le 5 avril à 16 heures, selon le calendrier parlementaire.

Cette initiative intervient dans un contexte politique marqué par la longévité au pouvoir du président Paul Biya, âgé de 93 ans et à la tête du pays depuis 1982. Pour de nombreux observateurs, la création d’un vice-président nommé directement par le chef de l’État modifierait profondément l’équilibre de la succession politique en permettant au président de désigner lui-même son successeur sans passer par une élection.

La réforme suscite déjà de vifs débats au sein de la classe politique et de la société civile, certains y voyant un mécanisme de stabilité, tandis que d’autres dénoncent un tournant majeur dans l’organisation démocratique et la transmission du pouvoir.

Par Gil-christ DJOSSOU .

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