Royaume-Uni : une nomination controversée liée à l’affaire Epstein ébranle Downing Street

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Royaume-Uni : une nomination controversée liée à l’affaire Epstein ébranle Downing Street

Le gouvernement britannique traverse une nouvelle zone de turbulences politiques, quelques mois seulement après une victoire électorale majeure. Une démission au sommet de l’exécutif est venue raviver les répercussions internationales du scandale Jeffrey Epstein, révélant les fragilités d’une décision diplomatique controversée.

Morgan McSweeney, chef de cabinet du Premier ministre Keir Starmer, a annoncé son départ immédiat de Downing Street. Il assume la responsabilité d’avoir recommandé la nomination de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis, une décision qu’il qualifie désormais d’« erreur de jugement ». Dans une déclaration officielle, il reconnaît que cette recommandation a nui à la crédibilité du gouvernement, du parti travailliste et à la confiance du public dans la vie politique.

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La polémique s’est intensifiée après la publication de nouveaux éléments issus du département de la Justice américain. Des documents et photographies récemment rendus publics ont mis en évidence l’ampleur des relations entre Peter Mandelson et le financier Jeffrey Epstein, condamné pour crimes sexuels. Face à ces révélations, plusieurs parlementaires travaillistes ont dénoncé un manque de diligence dans la vérification des antécédents avant une nomination aussi stratégique, réclamant des comptes au sein de l’exécutif.

Figure historique du parti travailliste, Peter Mandelson avait déjà été écarté par Keir Starmer en septembre, avant de quitter officiellement le parti. L’affaire prend également une dimension financière : l’ancien ministre aurait perçu une indemnité de départ comprise entre 38 750 et 55 000 livres sterling pour environ sept mois de fonctions. Le ministère britannique des Affaires étrangères a indiqué avoir lancé un réexamen de ce versement à la lumière des nouvelles informations et de l’enquête en cours. Les avocats de Mandelson affirment que leur client regrette d’avoir fait confiance à Epstein et soutiennent qu’il n’aurait pris la mesure des crimes de ce dernier qu’en 2019.

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Cette démission fragilise davantage le gouvernement Starmer, déjà confronté à une baisse de popularité dans les sondages. Si certains responsables travaillistes, comme le ministre Pat McFadden, ont reconnu la gravité de l’erreur tout en appelant à soutenir le Premier ministre, d’autres figures influentes auraient exprimé leurs réserves dès l’origine sur cette nomination. Le vice-Premier ministre David Lammy, selon plusieurs médias britanniques, s’y serait opposé en amont.

Au-delà du cas individuel, l’affaire souligne les enjeux de transparence et de responsabilité qui pèsent sur les gouvernements dans un contexte de vigilance accrue de l’opinion publique. Pour Downing Street, la priorité est désormais de restaurer la confiance et de contenir les effets politiques d’un scandale dont les répercussions continuent de traverser les frontières.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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