Royaume-Uni : Une taupe au MI6 ? Enquête secrète sur des soupçons de trahison au profit de la Russie
Votre Pub ici !

Londres – Le Royaume-Uni a mené dans le plus grand secret l’une de ses enquêtes de contre-espionnage les plus sensibles depuis la fin de la Guerre froide. Selon des révélations du journal The Guardian, une opération interne d’une rare discrétion a été conduite par le MI5, avec le soutien du MI6, pour vérifier les soupçons de trahison visant un haut responsable du renseignement britannique.
Baptisée « Opération Wedlock », cette mission de longue haleine aurait été déclenchée suite à un signalement de la CIA. L’agence américaine affirmait qu’un agent britannique, en poste à Londres, aurait transmis des informations confidentielles à la Russie. Le suspect, désigné sous le nom de code « 1A », n’a jamais été officiellement identifié, mais les investigations se sont étendues sur près de vingt ans, jusqu’au milieu des années 2010.
À lire aussi : Gaza : MSF dénonce une distribution alimentaire meurtrière et réclame la dissolution de la Fondation humanitaire GHF
L’affaire a mobilisé jusqu’à 35 agents du MI5, entre analystes, spécialistes de la surveillance et officiers de terrain. Certaines missions auraient même été menées dans des zones sensibles du Moyen-Orient, sans l’autorisation des pays concernés – ce qui aurait pu constituer une violation du droit international.
Le FSB, service de sécurité russe dirigé à l’époque par Vladimir Poutine, était au centre des préoccupations britanniques, les enquêteurs redoutant que les informations divulguées aient renforcé les capacités de Moscou en matière de contre-espionnage.
La discrétion était telle que des réunions stratégiques ont été organisées dans une église, loin des sites gouvernementaux habituels. Un bâtiment anonyme situé à Wandsworth, abritant une société de sécurité fictive, servait également de base logistique. Cette localisation avait été choisie pour sa proximité avec le siège du MI6, à Vauxhall Cross.
Selon les sources consultées, certains agents participant à l’opération auraient été initialement induits en erreur, croyant prendre part à un exercice de routine avant d’en découvrir l’envergure réelle.
À lire aussi : Viol présumé sous emprise mystique : une agente municipale porte plainte contre un guide spirituel à Dakar
Malgré l’ampleur des moyens déployés, aucune preuve formelle de culpabilité n’a été établie contre le suspect, qui a quitté les rangs du MI6 en 2015. Le dossier reste à ce jour l’un des plus opaques du renseignement britannique.
Le média turc Anadolu Agency, relayé par une traduction d’Adama Bamba, a fourni de nombreux détails sur cette affaire, qui continue d’alimenter les spéculations autour des failles potentielles au sein du renseignement occidental.
Imam chroniqueur Babacar Diop













