Rwanda-Congo : Paul Kagame adopte un ton ferme face aux États-Unis sur la présence militaire rwandaise en RDC

Votre Pub ici !

Partager cet article
Rwanda-Congo : Paul Kagame adopte un ton ferme face aux États-Unis sur la présence militaire rwandaise en RDC

Dans une interview exclusive accordée à Jeune Afrique, le président rwandais, Paul Kagame, a pris une position ferme et déterminée concernant la présence de l’armée rwandaise sur le territoire de la République démocratique du Congo.

Interrogé sur les pressions américaines visant à réduire ou retirer les forces rwandaises de la RDC, Paul Kagame a réagi avec véhémence : « N’attendez pas de moi que je lève nos mesures de défense alors que vous laissez Félix Tshisekedi faire ce qu’il veut », a-t-il déclaré.

À lire aussi : Bénin : résultats définitifs du concours de recrutement de 715 élèves agents de police pour l’année 2025

Selon Jeune Afrique, cette déclaration reflète la volonté de Kigali de protéger ses intérêts sécuritaires, tout en dénonçant ce qu’il perçoit comme un manque d’équilibre dans les pressions diplomatiques américaines.

Les relations entre le Rwanda et la RDC restent tendues depuis plusieurs années, avec des accusations réciproques de violations de souveraineté et d’ingérence dans les affaires militaires et sécuritaires. Le gouvernement rwandais justifie sa présence par la lutte contre les groupes armés opérant à l’est de la RDC, notamment le M23, alors que Kinshasa et Washington critiquent ces opérations.

Cette sortie de Paul Kagame marque un durcissement de la diplomatie rwandaise et pourrait compliquer davantage les efforts internationaux visant à stabiliser la région des Grands Lacs, déjà fragile.

À lire aussi : États-Unis : le secrétaire à la Guerre demande la démission immédiate du chef d’état-major de l’armée de terre

Selon des experts en relations internationales interrogés par Jeune Afrique, la déclaration du président rwandais est également un message clair aux acteurs internationaux : le Rwanda ne cédera pas sur ses impératifs sécuritaires tant qu’il estime que la RDC ne respecte pas certaines obligations bilatérales implicites.

Cette interview survient dans un contexte où les États-Unis multiplient les pressions diplomatiques sur Kigali, en parallèle de leurs discussions avec Kinshasa sur la sécurité régionale et la lutte contre les groupes armés.

Par Gil-christ DJOSSOU

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci