Sahara Occidental : Washington confirme son appui au plan d’autonomie marocain, Alger et Moscou en froid
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À la veille de la session du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la question du Sahara Occidental, les États-Unis ont réaffirmé leur appui au plan d’autonomie proposé par le Maroc, qualifié par Washington de « seule base crédible pour une solution juste et durable » à ce différend régional.
Le Conseiller spécial du président américain pour l’Afrique, Massad Boulos, a réitéré cette position lors d’un entretien accordé à la chaîne Acharq. Il a rappelé que la reconnaissance, en 2020, de la souveraineté marocaine sur le Sahara par l’administration Trump « demeure un engagement constant de la diplomatie américaine ». M. Boulos a également confirmé le projet d’ouverture d’un consulat américain dans les provinces du Sud, tout en soulignant la volonté des États-Unis de travailler « en concertation avec les partenaires européens » pour parvenir à une issue consensuelle sous l’égide des Nations Unies.
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Pendant ce temps, la diplomatie marocaine poursuit son offensive. Une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita s’est rendue à Moscou pour une visite de travail dans le cadre du Partenariat stratégique approfondi signé en 2016 entre les deux pays. La rencontre a abouti à la signature de plusieurs accords, dont un mémorandum d’entente entre les diplomaties marocaine et russe, ainsi que le renouvellement pour quatre ans de l’accord de pêche, qui expirait en décembre 2024.
Cependant, cette coopération russo-marocaine intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Alger et Moscou. Selon Agence Afrique, ces frictions auraient été déclenchées par des propos attribués au ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, évoquant des « frontières artificielles de l’Algérie » héritées de la colonisation. Cette déclaration, largement relayée par les médias algériens, aurait suscité un tollé, jetant le doute sur la position que Moscou adoptera lors du vote de la prochaine résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara.
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Entre le soutien constant de Washington à Rabat et les dissonances apparentes dans le camp algérien, les équilibres diplomatiques autour de la question saharienne semblent se redessiner. Le Maroc, fort de nouveaux appuis occidentaux et d’un partenariat renforcé avec la Russie, se présente désormais comme un acteur central dans la recomposition des rapports de force au Maghreb.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













