Santé et finances publiques : l’État ivoirien serre l’étau contre le commerce illicite
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Le commerce illicite du tabac ne constitue pas seulement une fraude économique ou douanière. Il représente une menace grave pour les États.
En fragilisant les recettes fiscales, en alimentant les réseaux criminels organisés et en affaiblissant les politiques de santé publique, ce phénomène compromet les efforts de développement durable.
Face à cette réalité, les États membres de l’OMS ont adopté le Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac, un instrument juridiquement contraignant qui complète la Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLAT).
La Côte d’Ivoire, engagée dans cette dynamique internationale, a ratifié la CCLAT en 2010, puis le Protocole en 2015, affirmant ainsi sa volonté d’aligner sa politique nationale sur les standards internationaux.
Les chiffres rappellent l’ampleur du défi : le tabagisme demeure la première cause de décès évitable au monde, avec environ huit millions de morts chaque année.
En Côte d’Ivoire, il est responsable de près de 11 000 décès annuels. Des statistiques qui traduisent l’urgence d’une action coordonnée et durable.
Au fil des années, la Côte d’Ivoire a enregistré des avancées notables, tant sur le plan législatif et réglementaire que dans les domaines de la sensibilisation, du contrôle douanier et de la traçabilité des produits du tabac.
Les autorités ont également renforcé la coopération entre les secteurs de la santé, des finances, de la sécurité et de la justice, consciente du caractère transfrontalier du commerce illicite.
L’atelier d’évaluation des besoins s’inscrit dans cette dynamique. Il vise à établir une base stratégique solide pour orienter les choix politiques, prioriser les investissements et consolider durablement la gouvernance de la lutte contre le commerce illicite du tabac.
Pour les partenaires internationaux, notamment l’OMS et le secrétariat de la convention-cadre, l’élimination du commerce illicite constitue un investissement majeur : un investissement dans la santé des populations, dans la mobilisation des ressources domestiques et dans la stabilité institutionnelle.
Au-delà des textes et des engagements, c’est une mobilisation collective qui est désormais attendue.













