Savoir, pouvoir et genre : des femmes universitaires africaines témoignent
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Sous le parrainage Sandra Choufani, ambassadrice du Canada en Côte d’Ivoire, l’ouvrage Anthologie des féminismes du Sud : parcours, résistances et aspirations de femmes universitaires africaines a été officiellement présenté au CAMPC à Abidjan le jeudi 15 janvier 2026. Un livre manifeste qui met en lumière des trajectoires féminines longtemps tenues à la marge du récit académique.
Au-delà d’une simple présentation littéraire, la cérémonie autour de l’Anthologie des féminismes du Sud s’est imposée comme un moment de reconnaissance, de transmission et de vérité.
Publié par les Éditions Massaya, l’ouvrage rassemble les voix de femmes universitaires africaines issues de divers pays et disciplines, unies par une même volonté : penser, écrire et agir pour transformer l’université africaine.
Coordonné par Aimée-Danielle Lezou Koffi le livre est né loin des bureaux institutionnels. Il a pris forme dans les couloirs des universités, lors de pauses-café, dans les aéroports, là où les femmes chercheures déposent leurs masques académiques pour redevenir simplement des femmes.
De ces échanges informels sont nés des récits que l’université consigne rarement, mais qui structurent pourtant les parcours.À travers une série d’entretiens, l’ouvrage donne la parole à des professeures, maîtres de conférences, enseignantes-chercheures et jeunes docteures venues notamment de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal, du Togo, de la République démocratique du Congo ou encore du Japon.
Des trajectoires diverses, parfois linéaires, parfois heurtées, mais traversées par des réalités communes : la quête permanente de légitimité, le plafond de verre, le sexisme académique, la charge mentale et les exclusions silencieuses.
Loin d’un féminisme importé ou dogmatique, l’Anthologie des féminismes du Sud défend une approche plurielle, ancrée dans les réalités africaines, attentive aux valeurs culturelles, sociales et familiales.
Un féminisme de terrain, fait de stratégies concrètes : mentorat discret, décolonisation des savoirs, valorisation des productions intellectuelles féminines et transformation progressive des institutions.
Soutenu par des partenaires institutionnels engagés, dont l’ambassade du Canada, l’ouvrage s’adresse aussi bien aux universitaires qu’aux décideurs, aux étudiants et aux hommes alliés. Il se veut un outil de dialogue intergénérationnel et un levier de justice épistémique, affirmant que les savoirs sur les femmes africaines doivent être produits à partir de leurs propres voix.
En donnant à lire ces parcours de résistance et d’aspiration, l’Anthologie des féminismes du Sud ne raconte pas seulement des histoires de femmes : elle rappelle que l’université africaine ne pourra se réinventer sans écouter pleinement celles qui la pensent, la portent et la transforment au quotidien.













