Sénégal : 63 familles de victimes des manifestations politiques déposent plainte grâce à un accompagnement juridique renforcé

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Sénégal : 63 familles de victimes des manifestations politiques déposent plainte grâce à un accompagnement juridique renforcé

Dans un contexte marqué par les violences politiques ayant endeuillé de nombreuses familles ces dernières années, un effort remarquable d’accompagnement juridique a permis à une écrasante majorité des proches de victimes de franchir les barrières judiciaires. Sur les 66 personnes tuées lors des différentes manifestations au Sénégal, 63 familles ont pu déposer une plainte formelle, selon les révélations de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal.

Invité de l’émission Face au Jury, diffusée sur PressAfrikTV, Seydi Gassama a salué le travail de terrain accompli par les défenseurs des droits humains, qui ont non seulement documenté les cas de violences, mais aussi accompagné les familles dans leurs démarches judiciaires. Ce chiffre – 63 familles sur 66 – témoigne d’un progrès notable en matière d’accès à la justice pour les citoyens confrontés aux abus de pouvoir.

Un plaidoyer constant auprès des autorités

Amnesty International Sénégal ne s’est pas limité à fournir un appui juridique. L’organisation a également mené un plaidoyer intense auprès des autorités sénégalaises pour que les familles endeuillées et les blessés bénéficient d’une prise en charge effective. « Cet engagement a porté ses fruits », a déclaré M. Gassama. En effet, la plupart des familles ayant présenté un certificat d’hérédité ont reçu une aide concrète de l’État, notamment sous forme de soutien financier.

Des détenus également assistés

Par ailleurs, l’action d’Amnesty s’est étendue aux personnes arrêtées dans le cadre des manifestations. Certaines d’entre elles ont bénéficié d’un accompagnement humanitaire et juridique, permettant dans certains cas d’améliorer les conditions de détention, voire d’envisager une libération anticipée.

Ce bilan met en lumière l’importance d’un soutien institutionnel et associatif dans les périodes de crise politique. Il souligne également la nécessité pour les États de garantir un accès équitable à la justice, en particulier pour les citoyens les plus vulnérables. Si le travail accompli par les ONG comme Amnesty International est salué, de nombreux défis subsistent encore, notamment en matière de prévention des violences et de responsabilisation des forces de l’ordre.

En attendant que les enquêtes aboutissent et que les auteurs soient identifiés et jugés, les familles des victimes peuvent désormais espérer que leur quête de justice ne restera pas lettre morte. Une avancée majeure dans un pays où les violences politiques, autrefois impunies, sont désormais scrutées de plus près par la société civile et les médias.

Imam chroniqueur Babacar Diop

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