Sénégal/Arène fermée à 18h 30: vers une délocalisation de Balla Gaye 2/Situé en Gambie?
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Alors que les nouvelles directives du Comité National de Gestion de la lutte (CNG) imposent une clôture des combats à 18h30, des voix s’élèvent dans l’arène sénégalaise. Le promoteur Baye Ndiaye envisage sérieusement de délocaliser certains combats phares à Banjul, en Gambie, dont l’affiche tant attendue Balla Gaye 2 – Siteu, ainsi que Ada Fass – Liss Ndiago.
Cette décision, bien qu’encore à l’étude, survient dans un contexte où plusieurs promoteurs dénoncent les impacts de ces restrictions sur la billetterie, la logistique, et la retransmission télévisée, surtout pour les combats programmés en soirée. Les autorités gambiennes auraient déjà exprimé un vif intérêt pour accueillir de tels événements, en offrant un cadre plus souple et un soutien logistique aux organisateurs.
« Si les amateurs valident cette option, rien n’empêche que nous allions à Banjul. La lutte doit continuer à vivre, même au-delà de nos frontières », a déclaré Baye Ndiaye lors d’un échange en ligne avec les fans.
Les réactions du monde de la lutte
Du côté des amateurs comme des acteurs du milieu, les réactions sont partagées. Certains y voient une opportunité d’internationaliser la lutte sénégalaise et d’élargir son rayonnement culturel et économique. D’autres, en revanche, craignent une perte d’identité si les grands combats venaient à se dérouler régulièrement hors du territoire national.
Des figures de la lutte comme Tapha Guèye ou Eumeu Sène ont déjà réagi. Tapha Guèye, par exemple, estime qu’une telle décision pourrait être temporairement salutaire pour contourner les restrictions, tout en appelant à un dialogue constructif avec le CNG.
Un précédent et des perspectives
Il ne s’agirait pas d’un précédent : des combats de lutte ont déjà été organisés hors du Sénégal, notamment en France et en Italie, à destination de la diaspora. Mais c’est la première fois qu’un combat de cette envergure pourrait se tenir en Gambie, avec l’appui officiel d’un État étranger.
En parallèle, le combat Zarco – Sa Thiès, également en préparation, se déroulera bien à Dakar, selon les dernières confirmations.
Un enjeu diplomatique et économique
La perspective d’exporter la lutte au niveau régional soulève des enjeux diplomatiques, touristiques et économiques importants, notamment en termes de sponsoring, de billetterie et de droits de retransmission. Si cette expérience réussit, elle pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère pour la lutte sénégalaise, au croisement du sport et de la diplomatie culturelle.
Iman chroniqueur Babacar Diop













