Sénégal : Canal+, RFI et Radio Chine désormais contraints de payer des redevances annuelles revues à la hausse — plus de 5 milliards FCFA pour le Trésor
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Dakar, juillet 2025 – Le gouvernement sénégalais muscle sa stratégie de souveraineté financière, en particulier dans le secteur audiovisuel. Dans une volonté affirmée de rééquilibrer les bénéfices générés par l’exploitation des fréquences nationales, l’État a procédé à une relecture des contrats des médias étrangers opérant sur son territoire. Résultat : des redevances annuelles spectaculairement revues à la hausse… et des milliards en plus pour les caisses publiques.
💰 Canal+ passe de 75 millions à 4,5 milliards FCFA
Parmi les acteurs visés, Canal+ Sénégal, acteur majeur de la télévision payante, voit sa redevance passer de 75 millions FCFA par an à 4,5 milliards FCFA, soit 9 % de son chiffre d’affaires local. Un saut impressionnant qui reflète, selon les autorités, le niveau réel d’exploitation commerciale du territoire national par le groupe.
📻 RFI, Radio Chine et d’autres dans le viseur
Le gouvernement n’a pas oublié les grands groupes radiophoniques :
Radio France Internationale (RFI), qui exploitait jusqu’ici 9 fréquences contre une redevance annuelle de 10 millions FCFA, devra désormais s’acquitter de 675 millions FCFA.
Radio Chine internationale, quant à elle, avec ses 2 fréquences, versera désormais 150 millions FCFA.
Ces montants traduisent la volonté de l’État de mettre fin à des avantages considérés comme symboliques, au profit d’un modèle plus juste, transparent et économiquement bénéfique pour le pays.
📊 Une manne nouvelle pour le Trésor sénégalais
Selon les estimations relayées par le député Guy Marius Sagna, figure engagée sur les questions de justice fiscale, ces nouvelles dispositions permettront au Trésor sénégalais de recueillir plus de 5 milliards FCFA en 2025, là où il ne percevait à peine 100 millions FCFA auparavant.
« Ce que nous appelions redevance était devenu un cadeau déguisé. L’État a décidé de ne plus brader ses ressources », a-t-il déclaré dans un message relayé par plusieurs médias locaux.
🧭 Dunia News décrypte
Cette réforme s’inscrit dans une relecture plus large des contrats publics dans plusieurs secteurs stratégiques, dans une optique de recapitalisation nationale, de souveraineté économique et de rééquilibrage des rapports entre multinationales et États africains.
Pour Dunia News, cette évolution marque une rupture salutaire : un pays ne peut prétendre à sa pleine indépendance sans contrôle réel sur l’exploitation de ses ressources — y compris immatérielles comme les fréquences audiovisuelles.
📌 Une réforme qui pourrait faire école ailleurs sur le continent, dans une Afrique de plus en plus décidée à valoriser ce qui lui appartient.













