Sénégal : l’affaire Softcare relancée par des contestations après une décision sanitaire controversée
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Au Sénégal, l’affaire impliquant la marque de produits d’hygiène Softcare connaît un nouveau tournant. Après une décision de retrait de produits suivie d’un communiqué jugé contradictoire, des voix s’élèvent pour contester la gestion du dossier par les autorités sanitaires, ravivant les inquiétudes autour de la protection de la santé publique.
Ce qui devait être une mesure sanitaire préventive s’est transformé en source de controverse institutionnelle, relançant le débat sur la transparence et la crédibilité des mécanismes de régulation.
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Le 8 décembre 2025, l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP) avait instruit le retrait immédiat du marché de plusieurs produits de la marque Softcare, notamment des couches pour bébés et des serviettes hygiéniques. Cette décision faisait suite à la découverte de matières premières périmées dans le circuit de fabrication de l’usine de Sindia, dans la région de Thiès, faisant craindre des risques pour la santé des consommateurs.
Cependant, la publication ultérieure d’un communiqué perçu comme atténuant, voire contredisant, la portée de cette mesure initiale a profondément brouillé le message officiel. Cette volte-face communicationnelle a ouvert la voie à une série de contestations, émanant aussi bien de consommateurs que d’organisations de la société civile et d’observateurs du secteur sanitaire.
Ces contestations ne portent pas uniquement sur la qualité des produits incriminés, mais surtout sur la cohérence et la lisibilité de l’action publique. Plusieurs acteurs dénoncent une gestion jugée opaque du dossier, estimant que l’absence d’explications détaillées alimente le doute et fragilise la confiance dans l’autorité de régulation.
Dans l’espace public, certains soupçons de pressions et de dysfonctionnements institutionnels ont émergé, sans qu’aucune enquête officielle n’ait, à ce stade, confirmé l’existence de pratiques illégales. Néanmoins, le simple fait que ces accusations prospèrent traduit une crise de crédibilité qui dépasse le seul cas Softcare.
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Entreprise d’origine chinoise, Softcare est aujourd’hui implantée dans au moins huit pays africains, dont le Cameroun. Cette dimension régionale confère à l’affaire une résonance particulière, les décisions prises au Sénégal étant observées avec attention par d’autres États confrontés aux mêmes enjeux de contrôle sanitaire des produits de grande consommation.
Au-delà de la marque Softcare, la relance de cette affaire met en lumière une exigence centrale : celle d’une régulation sanitaire rigoureuse, cohérente et transparente. Dans un secteur directement lié à la santé publique, toute ambiguïté institutionnelle devient un facteur de contestation, susceptible d’ébranler durablement la confiance des citoyens.
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Celine Dou













