Sénégal : le carburant s’allège, la Senelec dans le viseur des réformes
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Les automobilistes sénégalais peuvent pousser un soupir de soulagement. La Commission de régulation du secteur de l’Énergie (Crse) a annoncé une baisse des prix des produits pétroliers, effective à partir de ce samedi à 18h. Le litre de supercarburant passe de 990 FCFA à 920 FCFA, tandis que le gasoil voit son tarif réduit de 755 FCFA à 680 FCFA.
Cette annonce fait suite aux récentes déclarations du ministre de l’Énergie et des Mines, Birame Soulèye Diop, devant l’Assemblée nationale. Lors de l’examen du budget de son ministère pour 2026, fixé à 130 milliards FCFA – en baisse de 9,31 % par rapport à l’année précédente – le ministre a détaillé des mesures visant à alléger le coût de la vie pour les Sénégalais. Il a notamment confirmé une réduction de 10 % des tarifs de l’électricité et a promis une baisse des prix des hydrocarbures dans un délai de quinze jours.
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« Ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique de réformes destinées à rendre l’énergie plus accessible et à protéger le pouvoir d’achat des ménages face à l’inflation », a souligné le ministre Diop.
Vers une libéralisation du secteur électrique
Le débat budgétaire a également relancé la question du monopole de la Senelec, l’opérateur historique de l’électricité. Ismaëla Diallo, premier vice-président de l’Assemblée nationale, a plaidé pour une loi visant à libéraliser le secteur. Selon lui, la création de nouvelles sociétés de fourniture d’électricité, avec une répartition du capital équilibrée – 35 % pour l’État, 25 % pour les collectivités locales et 40 % pour les investisseurs privés – permettrait d’améliorer la qualité du service.
Alioune Ndao, autre député, a pointé les limites de la Senelec face à la demande croissante : « On a l’impression qu’elle travaille à perte », a-t-il déploré. Il propose une réorganisation où la société continuerait de gérer Dakar et les grandes villes, tandis que d’autres opérateurs prendraient en charge les zones moins desservies. Les deux élus plaident aussi pour un développement accru des énergies renouvelables, avec un mix énergétique intégrant 55 à 65 % de solaire, afin de profiter pleinement du potentiel du pays.
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L’électricité solaire pour tous
Les parlementaires insistent sur la promotion de systèmes hybrides combinant solaire domestique et électricité conventionnelle. Une démarche qui, selon eux, permettrait de démocratiser l’accès à l’énergie solaire et de réduire la dépendance aux hydrocarbures.
Cette annonce survient alors que le gouvernement s’efforce de soutenir le pouvoir d’achat des ménages et d’adapter le secteur énergétique aux besoins croissants du pays, tout en favorisant la transition énergétique et le développement durable.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













