Sénégal : le Parlement renforce la loi sur l’homosexualité malgré les critiques de l’ONU
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L’Assemblée nationale sénégalaise a adopté, le 11 mars, une loi doublant les peines pour les relations homosexuelles consenties, désormais passibles de cinq à dix ans de prison. Cette décision a suscité l’inquiétude du Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, qui l’a qualifiée de violation des droits humains.
En réponse, le Député Ismaila Diallo, premier vice-président de l’Assemblée, a défendu la souveraineté du Sénégal et le respect de sa culture et de sa Constitution :
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« Quand le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies se permet de donner des injonctions à des États souverains, il devrait d’abord veiller à respecter lui-même les principes fondamentaux inscrits dans la Charte : le respect des identités culturelles, des valeurs sociales et de la souveraineté des peuples. Prétendre défendre les droits humains tout en niant le droit d’un peuple à définir ses propres normes morales et juridiques relève d’une contradiction évidente. Le Sénégal n’est pas une tutelle morale internationale. Notre Constitution, notre culture et la volonté populaire doivent rester la boussole de nos lois. Les institutions internationales doivent accompagner les peuples, non leur imposer une vision unique du monde. »
Cette décision met en lumière le débat récurrent entre souveraineté nationale et pressions internationales sur les droits humains, alors que le Sénégal affirme sa volonté de préserver ses valeurs culturelles.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop













