Sénégal: Les axes forts du dernier discours de Sonko entre gouvernance, transparence et tensions politiques

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Sénégal: Les axes forts du dernier discours de Sonko entre gouvernance, transparence et tensions politiques

Le dernier discours du Premier ministre Ousmane Sonko, prononcé lors d’un important rassemblement public, a remis en lumière plusieurs dossiers sensibles de la gouvernance sénégalaise. Ses déclarations, fermes et parfois offensives, ont ravivé le débat national autour de la transparence financière, de la responsabilité politique et du rapport entre l’exécutif et son administration.

  1. Gouvernance et réaménagement de l’équipe gouvernementale

Au cœur de son intervention, Sonko a évoqué un troisième réaménagement ministériel, annonçant un possible départ de deux ministres accusés d’irrégularités financières.
Il a cité un rapport évoquant une gestion douteuse portant sur 2 milliards de francs CFA pour l’un d’eux, tandis que l’autre serait impliqué dans des pratiques financières non conformes.

En mettant l’accent sur ce point, Sonko cherche à réaffirmer une ligne directrice de son action gouvernementale:
assainir l’appareil d’État et combattre toute dérive au sein même de sa coalition.

Cette orientation se veut le prolongement de sa promesse de rupture, fondée sur une gouvernance stricte.

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  1. Transparence financière: la “dette cachée” au centre du débat

Autre volet majeur de son discours: la question d’une “dette secrète” que le Premier ministre estime avoir héritée des administrations précédentes.
Il a dénoncé ceux qui nient son existence, jugeant qu’ils devraient être amenés à répondre devant la justice.

En mettant ce dossier sur la table, Sonko cherche à attirer l’attention sur ce qu’il considère comme un fardeau économique réel, capable d’influer sur les marges de manœuvre du pays.
Cette sortie s’inscrit dans une stratégie plus large visant à instaurer une transparence accrue dans la gestion budgétaire et à responsabiliser les acteurs impliqués dans la dette publique.

  1. Dialogue social: fermeté face aux appels à l’apaisement

Le Premier ministre a également répondu aux appels au dialogue lancés par le ministre Abdourahmane Diouf.
Il a affirmé que son mouvement n’est engagé ni dans une chasse aux sorcières ni dans un esprit de revanche, mais a mis en garde contre toute tentative de récupération politique de leur démarche.

Sonko insiste sur un dialogue social basé sur la justice, la vérification des faits et la cohérence institutionnelle, estimant que la stabilité du pays repose sur ces principes plutôt que sur des appels généraux à l’apaisement.

  1. Mobilisation politique et clarification de sa relation avec Diomaye Faye

Sonko a par ailleurs salué la forte mobilisation observée lors du rassemblement, illustrée par des images aériennes largement relayées.
Il a profité de l’occasion pour clarifier sa relation avec le président Bassirou Diomaye Faye, affirmant que leur collaboration repose sur des valeurs communes et une vision partagée de la gouvernance.

Cette mise au point intervient dans un contexte de spéculations sur d’éventuelles tensions internes à l’exécutif.

  1. Réponses aux critiques, notamment celles de Thierno Bocoum

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Enfin, Sonko a réagi aux attaques de l’opposant Thierno Bocoum, qui l’accuse d’“arrogance du pouvoir”.
Le Premier ministre rejette cette critique et réaffirme que son action s’inscrit dans la justice sociale et dans le refus des pratiques politiques qu’il juge contraires aux aspirations populaires.

Le discours de Sonko, articulé autour de la rigueur gouvernementale, de la transparence financière et de la volonté de préserver une ligne politique cohérente, continue d’alimenter les débats.
Il met en lumière une période où le pouvoir exécutif cherche à renforcer son autorité tout en traversant un paysage politique marqué par des critiques, des attentes sociales fortes et une économie sous tension.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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