Sénégal-Maroc : un lien millénaire entre foi, culture et destin commun

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Sénégal-Maroc : un lien millénaire entre foi, culture et destin commun

Le Maroc et le Sénégal ne sont pas seulement deux nations africaines. Ils sont liés par un héritage spirituel, historique et culturel qui dépasse de loin la diplomatie classique ou les échanges économiques. Depuis des siècles, la coopération entre le Maghreb arabe et l’Afrique noire au sud du Sahara se nourrit de religion, de soufisme et de doctrine ash’arite, avec le pèlerinage à la Mecque comme trait d’union historique.

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Rappelons que déjà au XIVᵉ siècle, le roi malien Mansa Moussa fit sensation en traversant le Sahara pour rejoindre La Mecque, laissant une empreinte durable dans le monde musulman. Son courrier adressé au Sultan Marinî du Maroc, pour l’informer de son passage et solliciter protection et accueil, symbolise la profondeur des relations spirituelles entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. Plus tard, Ibn Battûta, célèbre explorateur marocain, confirma l’importance de ces échanges, en soulignant les droits des commerçants maghrébins dans la région.

Cette connexion historique se poursuit à travers les siècles, avec les Almoravides et les Almouhades, et se manifeste encore aujourd’hui par une coopération multidimensionnelle. Les relations Maroc-Sénégal s’étendent à l’éducation, à la culture, à l’économie et à la diplomatie. Depuis les années 1960, les deux pays offrent aux étudiants africains des bourses d’études, formant ainsi des cadres qualifiés pour le développement durable du continent. Comme le souligne Dr. Dramé : « La science libère. Investir dans la formation de citoyens intègres et nationalistes est plus précieux que de simples transferts financiers ».

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Le Maroc joue un rôle stratégique comme pont entre l’Afrique noire, les lieux saints de l’islam et le monde arabe. Le Sénégal, de son côté, forme des médecins, des intellectuels et des cadres militaires marocains à Dakar, garantissant un échange mutuel de savoirs et de compétences. Aujourd’hui, des milliers d’étudiants sénégalais poursuivent leurs études au Maroc, et des Marocains exercent au Sénégal, dans un climat de respect et de confiance.

Les relations spirituelles sont également un pilier fondamental. La Zawiya tidiane, Cheikh Mouhadoul Hafith Al Alawi Al Chinqîti et Cheikh Omar Tall illustrent l’influence durable de la diplomatie religieuse sur les liens sociaux et culturels. La coopération se manifeste aussi concrètement par la construction de l’Institut islamique et de la Grande Mosquée de Dakar, la participation aux Drous al Hasanya, et l’absence de visas entre les deux pays.

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Même face à des tensions ponctuelles, comme lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, la clairvoyance des dirigeants sénégalais et marocains a transformé les incidents en opportunités de renforcer la robustesse de leur partenariat.

En définitive, le Maroc et le Sénégal partagent un héritage qui va bien au-delà de la politique ou de l’économie. Il s’agit d’un lien sacré, cimenté par la foi, le soufisme, le rite malikite et la doctrine ash’arite, et enrichi par des siècles d’échanges intellectuels, culturels et sociaux. Préserver et consolider ce trésor commun est un devoir pour les générations actuelles et futures.

Par
Imam chroniqueur
Babacar Diop

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