Sénégal : Près de 35 milliards de FCFA d’avoirs criminels recouvrés entre 2023 et 2025

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Sénégal : Près de 35 milliards de FCFA d’avoirs criminels recouvrés entre 2023 et 2025

Depuis son entrée en fonction en mars 2022, l’Office national de recouvrement des avoirs criminels (Onrac) a engrangé des résultats significatifs dans la lutte contre la criminalité financière au Sénégal.

Près de 35 milliards de francs CFA ont été recouvrés à ce jour, selon les révélations faites ce mardi 20 mai par son directeur général, Mor Ndiaye, lors d’un atelier national tenu à Dakar.Organisé par l’ONG Action humaine pour le développement intégré au Sénégal (AHDIS), avec l’appui du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), cet atelier a rassemblé plusieurs acteurs de la société civile, des représentants d’institutions étatiques et des partenaires techniques.

L’objectif : renforcer la sensibilisation sur les mécanismes de recouvrement et de gestion des avoirs issus d’activités criminelles.Des résultats probants, mais un défi constantPrenant la parole à l’ouverture des travaux, Mor Ndiaye a souligné les avancées notables enregistrées par l’Onrac en seulement trois années d’activité.

« L’Office a été créé en juillet 2021 et est devenu opérationnel en mars 2022. Moins d’un an après, nous avions déjà recouvré un milliard de francs CFA. Aujourd’hui, en 2025, ce montant avoisine les 35 milliards », a-t-il déclaré

Le magistrat a salué les efforts du Sénégal dans la consolidation de son arsenal juridique contre la criminalité financière. Toutefois, il a mis en garde contre tout relâchement.

« Le recouvrement des avoirs est un pilier essentiel. Sans lui, tout le dispositif peut s’effondrer comme un château de cartes », a-t-il alerté.

Une implication accrue de la société civile

La mobilisation des organisations de la société civile (OSC) a été saluée par l’ensemble des intervenants.

Pour Alioune Niokhor Diouf, représentant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), cette dynamique de sensibilisation arrive à point nommé.

« Il est crucial que les citoyens comprennent le travail qui est fait en leur nom. Nous devons communiquer davantage sur ces enjeux », a-t-il plaidé.

Même son de cloche du côté de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). Son représentant, Saliou Diop, a promis un appui renforcé à la campagne en cours :

« Notre objectif est clair : faire en sorte que l’argent du contribuable soit utilisé de manière transparente et responsable ».

Un plaidoyer pour des actions décentralisées

Le président de l’AHDIS, Amacodou Diouf, a quant à lui insisté sur la nécessité de décentraliser les initiatives de sensibilisation.

« Au-delà de Dakar, nous irons à la rencontre des populations dans les régions pour échanger sur les enjeux du recouvrement. La société civile ne doit pas se limiter à informer ; elle peut également jouer un rôle dans l’élaboration de politiques et stratégies nationales en matière de gestion des avoirs », a-t-il affirmé.

L’atelier de Dakar marque ainsi une nouvelle étape dans la lutte contre le blanchiment d’argent et la criminalité financière au Sénégal.

Il témoigne également d’une volonté croissante d’associer les citoyens à la gouvernance économique et à la traçabilité des ressources publiques.

Imam chroniqueur Babacar Diop

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