Sénégal – Reboisement : planter, oui… mais surtout protéger
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Dakar, 5 août 2025. Ce week-end, le Sénégal a vibré au rythme de la Journée nationale de l’Arbre. D’Est en Ouest, du Ferlo aux rizières de Casamance, des dunes du Saloum aux artères de Dakar, un même geste s’est répété : enfouir une bouture dans la terre, comme une promesse faite à l’avenir. Objectif affiché : un million d’arbres plantés en deux jours. Une initiative saluée par tous… mais qui appelle à un questionnement urgent : planter suffit-il ?
Un geste symbolique, mais une réalité alarmante
Les images sont belles : des enfants, sourire aux lèvres, déposant une pousse fragile, pendant que les autorités posent devant les caméras. Mais la vérité est rude : le Sénégal perd chaque année 11.536 hectares de forêt. Alors, si nous plantons un million d’arbres aujourd’hui, combien survivront demain ?
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Le Coran nous interpelle :
« Et ne semez pas la corruption sur la terre après qu’elle ait été réformée. »
(Sourate Al-A‘râf, 7:56)
Car ce qui détruit la forêt, ce n’est pas le manque de campagnes symboliques, c’est la coupe illicite, les feux de brousse, les défrichements anarchiques. C’est l’homme adulte qui oublie la sagesse qu’il portait enfant, quand il plantait.
Planter + Protéger = Pérenniser
Comme le rappelle Cheikh Ibrahima Niang, professeur d’agroforesterie à l’Université Gaston Berger :
« Reboiser sans protection, c’est comme remplir une jarre trouée. »
Si nous perdons 11.536 hectares chaque année, alors plantons 12.000 hectares… et protégeons-les ! Cela implique :
✔ une loi contraignante contre les coupes abusives,
✔ une surveillance communautaire,
✔ l’éducation environnementale dans nos écoles et mosquées,
✔ une implication réelle des collectivités locales.
Un devoir spirituel et moral
Dans la tradition islamique, planter un arbre est un acte de foi :
« Si l’Heure survient alors que l’un de vous tient une pousse dans sa main, qu’il la plante ! »
(Hadith rapporté par Ahmad)
Et Ibn Taymiyya avertissait :
« L’âme droite aspire à la réforme de la terre, tandis que l’âme corrompue aime la dégradation. »
Protéger la nature n’est donc pas une option écologique, c’est une obligation morale et spirituelle.
Vers une culture de l’arbre
Le Sénégal peut reverdir ses 196.722 km², mais pas par des campagnes ponctuelles. Il faut une culture de l’arbre, une justice écologique, et une conscience collective. Comme le disait Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix :
« Quand nous plantons des arbres, nous plantons les graines de la paix et de l’espoir. »
Un espoir lucide : protéger aujourd’hui pour vivre demain.
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Imam chroniqueur : Babacar Diop
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