Sénégal : Un nouveau décret durcit les règles d’importation des véhicules d’occasion
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Le gouvernement sénégalais vient d’introduire une réforme majeure visant à moderniser le parc automobile national. À travers le décret n°2025-1752, signé le 24 octobre 2025, plusieurs catégories de véhicules d’occasion considérés comme trop anciens sont désormais prohibées à l’importation.
Un cadre plus strict pour limiter l’arrivée de véhicules vétustes
Dans une communication publiée sur X, les Douanes sénégalaises ont annoncé un renforcement du dispositif encadrant l’entrée des véhicules d’occasion sur le territoire. L’objectif : réduire l’importation de voitures vieillissantes, limiter la pollution liée à leur utilisation et assainir progressivement le parc automobile.
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Selon le décret, plusieurs types de véhicules sont désormais formellement interdits d’importation :
Les voitures particulières de plus de 10 ans ;
Les utilitaires légers de plus de 10 ans (jusqu’à 3,5 tonnes) ;
Les véhicules de transport de personnes (7 places) dépassant 10 ans ;
Les véhicules de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes ayant plus de 15 ans ;
Les cycles et cyclomoteurs usagés de moins de 50 cm³.
Ces restrictions marquent un tournant important dans la lutte contre la circulation de véhicules trop vétustes, souvent responsables de pannes récurrentes, d’accidents et d’émissions polluantes importantes.
Des exceptions maintenues pour certaines catégories
Malgré le durcissement général, plusieurs régimes dérogatoires restent en vigueur. Les véhicules importés par des fonctionnaires de l’État en retour définitif au pays demeurent autorisés. La même flexibilité s’applique aux véhicules destinés à un usage spécial, selon la classification du Système harmonisé, ainsi qu’aux membres du corps diplomatique, qui conservent un statut particulier.
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Une réforme pour encourager un marché plus sain
Selon les autorités, ce nouvel encadrement contribue à une stratégie nationale plus large : moderniser le parc automobile, sécuriser la circulation routière, réduire les risques mécaniques et encourager une transition vers des véhicules plus fiables et respectueux des normes environnementales.
Cette mesure pourrait également favoriser un marché automobile plus structuré, mieux régulé, et plus en phase avec les standards internationaux.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













